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JOURNAL DE BORD
Sentence finale #5
Par Franck ALLERA

Six mois se sont écoulés depuis le dernier journal de bord... Je ne sais plus trop où reprendre tellement il y a de choses à vous raconter.



Pour terminer par les bonnes nouvelles, commençons par les mauvaises. La bourse de la fondation Beaumarchais ne sera pas pour nous. La chaîne Arte France ne souhaite pas entrer en co-production sur ce film. Comme le montage financier d’un court-métrage est difficile et douloureux. Pourquoi les uns vous soutiennent et les autres pas ? Les organismes d’états pouvant financer un projet de court se comptent sur les doigts d’une main et les mécènes sont... Où sont-ils d’ailleurs ? Au final, il faut aussi savoir se remettre en question et admettre que son projet ne correspond pas à tel ou tel organisme. Nos premiers mots en sortant d’une salle de cinéma ne se résument-ils pas souvent (sauf dans les colonnes d’Objectif Cinéma...) par : j’ai aimé, je n’ai pas aimé. Ce jugement brutal est aussi présent lors du montage financier : oui on vous soutient, non on ne vous soutient pas. Pour les explications, merci de revenir l’année prochaine. C’est aussi ça faire un film, savoir accepter que votre projet/film ne plaise pas à tout le monde et continuer d’avancer.

La commission du film d’Auvergne refuse, dans un premier temps, de soutenir le projet. Très déçu, nous parvenons à obtenir un entretien au service culturel de la région. Attentive à notre démarche pédagogique avec les écoles de Haute-Loire, une proposition de la responsable (élargir notre action au niveau régional) nous permet de garder espoir. Attente couronnée de succès le 13 septembre. La Région Auvergne soutient désormais financièrement l’action engagée avec les lycées et collèges.

Le tournage initialement prévu du 1 au 5 octobre 2004 est repoussé à mi-janvier (du 14 au 18 janvier). Les raisons en sont multiples. Budget trop juste (les coûts de post-production engloutissant les ¾ du budget), indisponibilités de dernières minutes de comédiens et techniciens. Et surtout, le soutien de la Région Auvergne nous permet de représenter notre dossier auprès de certaines organisations et nous ouvre l’accès aux chaînes de télévisions.