Son nom est connu de tous les amateurs de cinéma expérimental. Elle est programmée à la Cinémathèque, bénéficie d’une édition DVD (chez Lowave), étudiée à l’université. Pourtant, Johanna Vaude n’a pas l’âge d’accéder à un quelconque Panthéon. Elle commença à tourner dans la seconde moitié des années 90, fait des films de manière sporadique, mais les images qu’elle propose s’inscrivent pour longtemps dans nos yeux. Au mois de mars, elle était partout. Raphaël Bassan et Cédric Lépine l’ont rencontré, chacun de leur côté. L’un est critique depuis plus de trente ans, d’abord écrivant sur le cinéma « dominant », il s’est peu à peu spécialisé dans le cinéma expérimental, en connaît l’histoire et les acteurs. L’autre est un jeune amateur de cinéma, reçoit les films sans forcément y attacher des références. Ces deux entretiens abordent la cinéaste avec leurs clés, et sont aussi pertinents que complémentaires.