samedi 30 septembre 2017

Le retour de Star Trek à la télévision

Si Star Trek a fêté ses cinquante ans d’existence l’an dernier, il en sera bientôt de même pour son doublage. C’est en effet en 1969 que la société Sonolab a pour la première fois doublé la série originale au Québec. L’inoubliable Régis Dubos qui était aussi adaptateur sur la série prêtait sa voix à M. Spock.
La série animée sera de nouveau doublée au Québec au milieu des années 70, toujours par Sonolab mais sans aucun des comédiens du doublage d’origine.
Le reste de la Saga télévisuelle, jusqu’à Star Trek Discovery aujourd’hui, verra son doublage effectué en France.

Avec treize long métrages et cinq séries (hors série originale) regroupant à ce jour 626 épisodes, on peut dire qu’il n’y a quasiment pas une grande voix du doublage français passée ou actuelle, qui n’y ait pas participé au moins une fois, de Sady Rebbot (inoubliable voix française de William Shatner dans les premiers films) à François Chaumette, de Paule Emanuèle à Claude Giraud (parfait sur Patrick Stewart dans les films) de Jacques Thebault à Marc Cassot et plus récemment Adrien Antoine, Emmanuel Garijo, Guy Chapellier ou encore Ingrid Donnadieu, Alexis Victor, Claire Guyot, Déborah Perret...

Au chapitre des surprises, Tsilla Chelton (dont on se souvient beaucoup pour le rôle de Tatie Danielle) participa au doublage de plusieurs épisodes de la série Star Trek : Deep Space Nine, dans le rôle comique d’Ishka une extraterrestre Ferengi.

Aujourd’hui l’histoire de Star Trek continue avec la très spectaculaire et attendue série Discovery diffusée sur Netflix, à raison d’un épisode par semaine, la série prend place dix ans avant la série d’origine de Star Trek, l’occasion de côtoyer des personnages classiques comme Sarek le père de Spock et évoquer les origines du conflit avec les Klingons, méchants incontournable de la Saga. C’est la société Libra Films qui est en charge du doublage de la série, voici le carton de doublage des deux premiers épisodes :



Pour en savoir plus sur le doublage de cette saga fleuve, voir les liens vers les articles rédigés pour nous en 2010 par notre ami Paul-Hervé Berrebi qui officie comme consultant sur toutes les VF de Star Trek depuis 2005 :
http://www.objectif-cinema.com/spip.php?article5240
http://www.objectif-cinema.com/spip.php?article5282

Et comme le dirait M. Spock : "Longue vie et prospérité" à la Saga Star Trek !

(c) La Gazette du doublage - 2017

lundi 14 août 2017

Joyeux anniversaire à Roger Carel !



Nous souhaitons un joyeux anniversaire à notre ami Roger Carel, grand comédien et voix incontournable du doublage français de ces 60 dernières années, qui fête ce jour ses 90 ans !
Cela a été une joie et un privilège pour nous de le recevoir il y a quelques années au Salon des séries et du doublage pour une conférence mémorable sur sa carrière.

(Montage photos : tous droits réservés)

(c) La Gazette du doublage - 2017

vendredi 21 juillet 2017

In memoriam Georges Dutter

Force est de constater que les artistes du doublage disparaissent souvent dans le plus grand anonymat. En effet, nous venons d'apprendre par hasard le décès du grand traducteur et dialoguiste de doublage Georges Dutter le 24 octobre 2014.

Il y a une dizaine d'années, nous avions eu le plaisir de l'interviewer par téléphone à l'occasion d'un article sur le doublage des James Bond puisque lui et son épouse Anne avaient adapté une douzaine de ces films. A cette occasion, il nous avait précisé qu’il avait pris sa retraite à la fin des années 90 (sa dernière adaptation pour Bond avait été pour Le Monde ne suffit pas en 1999).

Georges Dutter avait commencé sa carrière de dialoguiste de doublage à la 20th Century Fox France, en adaptant dans la langue de Molière quelques grands succès du cinéma américain : Ces merveilleux fous volants dans leurs drôles de machines (1965), L’Express du Colonel Von Ryan (1965)… Il avait travaillé sur ces films avec le grand auteur de doublage, Jacques Monteux, son parrain à la SACEM. Il avait aussi collaboré avec la Société parisienne de sonorisation (la mythique SPS, à Paris 13ème) pour laquelle il avait adapté quelques films de Disney tels qu'Un amour de Coccinelle (1969) et La Coccinelle à Mexico (1980) et, bien sûr, les James Bond à partir de Vivre et laisser mourir (1973) avant que ceux-ci ne soient doublés à la Société industrielle de sonorisation (SIS) à la Garenne-Colombes.

Dutter nous confiait que pour les Bond, après l’étape de l’adaptation – et avant l’enregistrement avec les comédiens – il lui fallait travailler avec un superviseur américain pour relire tous les dialogues et les modifier le cas échéant. Il se souvenait que le directeur technique des Artistes Associés, M. Boisset, était son interlocuteur privilégié. Il lui fournissait les premiers éléments de films nécessaires à l’adaptation.

Ses meilleurs souvenirs d’auteur de doublage (et parfois sous-titrage) étaient pour Annie Hall (1977) (il avait œuvré pendant 14 ans sur les films de Woody Allen), Apocalypse Now (1979), Good Morning Vietnam (1988)… Un autre de ses meilleurs souvenirs avait été de s’occuper du sous-titrage du film Cris et chuchotements (1973) (il avait travaillé 12 ans sur les films d'Ingmar Bergman). Egalement, lors de la projection de contrôle, François Truffaut – un ami du producteur – était présent. Visiblement ému par le film, il avait félicité Dutter pour la qualité de son travail.

Georges Dutter était un orfèvre du doublage et était passé maître dans l'art de traduire les sous-entendus, comme cela est souvent le cas dans les James Bond par exemple. Le monde du doublage a perdu un de ses plus grands artisans mais son œuvre est toujours présente au travers des milliers de films qu'il a adaptés avec talent.

(c) La Gazette du doublage - 2017

mardi 4 juillet 2017

Interview de Liliane Patrick

Liliane Patrick a commencé son parcours artistique par la danse. A 16 ans, elle fait ses débuts au théâtre dans la compagnie du Grenier de Toulouse. Au cinéma, elle a joué aux côtés de Fernandel, Daniel Gélin, Charles Boyer ou encore Vittorio de Sica. Au théâtre, elle côtoie Raymond Gérôme, Georges Descrières, Robert Lamoureux...
Côté cœur, elle épouse en 1965 le réalisateur Claude Boissol (Les Globes Trotteurs, Le commissaire Moulin...), puis en 1968, elle devient la compagne du chanteur/acteur Mouloudji jusqu’au décès de l’artiste en 1994.
Dès les années 60, Liliane Patrick s’essaie au doublage. Elle prête sa voix ponctuellement à Audrey Hepburn et à Elizabeth Montgomery. Par la suite, on va l’entendre sur la mère de Bambi puis dans de nombreuses séries et "soaps" tels que Les Feux de l’amour et Amour, Gloire et beauté.

La suite de cet entretien est à lire dans nos colonnes :
http://www.objectif-cinema.com/spip.php?article5564

(c) La Gazette du doublage - 2017