Depuis près de 30 ans la diffusion de séries policières germaniques s'est généralisée sur les chaînes françaises dans le sillage de Inspecteur Derrick (bien que TF1 fut précurseur avec Tatort en 1975).

Le doublage de ces produits, pour la plupart dans le giron du distributeur AB, a connu des fortunes diverses, évoluant selon l'"économie" de leur programmation entre différentes sociétés depuis Synchro Vidéo jusqu'à Mirroring en passant par SOFI (récupérant parfois des titres doublés chez Synchro) et feu Made in Europe. Parfois des "Freitag-Krimis" emblématiques comme Un cas pour deux et Le Renard ont vu leurs doublages migrer en Belgique pour des raisons de coût après 25 ans de doublage en France (voir cet excellent article:http://www.objectif-cinema.com/spip.php?article4404).

En cette fin d'année 2007, le service public se rappelle qu'elle a sur ses étagères une série policière allemande des plus vénérables, Soko 5113, créée en 1978 et toujours diffusée en Allemagne à ce jour. France 3 reprend Soko (naguère diffusée sous le titre Soko Brigade des stups) sous le titre Soko: section homicide - avec des épisodes de 1996 (144ème et suivants). Ces épisodes marquaient le retour de la série sur ZDF après deux ans d'absence.

Das Lächeln des Verräters (Teil 1) - Le sourire du traître (Partie 1) - était adapté par Jean-Yves Luley (la deuxième partie par Léo Luzeau). Les comédiens crédités sur le carton étaient: Jean-Pierre Denys, Eric Etchevery, Marianne Leroux, Virginie Méry, Jean-François Pages, Jean-Philippe Puymartin, Pascal Renwick et Jean-Claude Robbe. Apparaît sur le carton de la deuxième partie Catherine Lafond, qui a pourtant un personnage régulier!

Bien entendu les rôles ne sont pas distribués néanmoins Pascal Renwick doublait Harmut Schreier (Manne Brand) et Catherine Lafond l'actrice Olivia Pascal (Vanessa) dans le rôle de Lizzy Berger. Notons que dans Le Destin de Lisa, traité chez Nice Fellow, Olivia Pascal est doublée par Maite Monceau.

Enfin, le nom de la société n'est pas cité. Peut-être la présence de Maurice Sarfati, Michel Dodane et Max André dans la première partie pourra-t'-elle être interprétée comme un indice...