Qui ne connaît pas « Pour la fin du monde » et « Fais mois un signe », jolies chansons très emblématiques du « flower power » post-mai 68? Ce que l’on sait moins, c’est que leur interprète, Gérard Palaprat, révélé dans la comédie musicale Hair, a fait un petit peu de doublage. Il nous a répondu avec beaucoup de sympathie sur cet aspect méconnu de sa carrière :

« J’ai fait un peu de post-synchro lorsque j'étais jeune, entre 12 et 16 ans (entre 1962 et 1966, NDLR). J'étais encore à l'école du spectacle (avec, notamment, les frères Maurin, NDLR). J’en ai fait principalement avec une production dirigée par Bernard Keller pour les romans-photos et qui me faisait faire aussi toutes les doublures des gamins dans des films de Sidney Lumet, notamment. J’ai aussi travaillé pour Richard Heinz (Lingua-Synchrone). J’ai doublé aux côtés de Michel Creton et Serge Sauvion, mais c'étaient des "vieux", ils avaient au moins vingt ans! (rires). C'était très bien payé. J'en ai fait pour les films dans lesquels je jouais en tant qu'acteur. Et puis c'est tout, ça n'a pas été une grande carrière. Mais c'était marrant, me faisait travailler et rencontrer d'autres comédiens et acteurs. »