mardi 14 octobre 2008

Bon anniversaire Roger Moore !

C'est le 14 octobre 1927 qu'est né dans la banlieue de Londres celui qui allait devenir le grand héros populaire de la télévision et du cinéma de Sa Majesté : Roger Moore.
Pour célébrer son 81ème anniversaire, nous vous offrons le carton de doublage - tiré des archives de la SPS - de son premier James Bond : Vivre et laisser mourir.

VIVRE ET LAISSER MOURIR (1973)
Version française réalisée par SPS (Société parisienne de sonorisation)
Direction artistique : Roger Rudel
Adaptation française : Georges Dutter
Avec les voix de :
James Bond : Claude Bertrand
Kananga : Med Hondo
M. Big : Yvan Labejoff
Solitaire : Monique Thierry
Sheriff J.W. Pepper : Pierre Garin
Tee Hee : Ambroise M'Bia
Baron Samedi : Roger Lumont
Felix Leiter : Francis Lax
Rosie Carver : Françoise Marie-Catherine
« M » : Jean-Henri Chambois
Moneypenny : Paule Emanuèle
Adam : Tola Koukoui
Murmure : Jean Violette
Quarrel Jr. : Georges Atlas
Harold Strutter : Pierre Marteville
Chauffeur de taxi : Gérard Hernandez
Mme Bell : Françoise Fechter
Charlie : Roger Rudel
Mlle Caruso : Francine Lainé
Vendeuse : Francine Lainé
Hamilton : Georges Aubert
Bleeker : Georges Hubert
Traducteur ONU : Michel Gudin
Serveur : Greg Germain
Gangster : Daniel Kamwa
Présentateur : Michel Gudin
Tobby : Alain Dorval
Billy Bob : Pierre Collet
Pasteur : Roger Rudel
narrateur bande-annonce : Pierre Hatet

(c) La Gazette du doublage - 2008

lundi 13 octobre 2008

Documentaire sur Paul Newman

Ce n'est pas tous les jours que l'on peut rendre service à une légende du doublage. En effet, la société Boulevard des Productions basée à Strasbourg vient de nous approcher pour contacter le comédien Marc Cassot. Ces derniers souhaitent l'engager pour être - une nouvelle fois - la voix de Paul Newman dans un documentaire de 80 mn que la chaîne ARTE diffusera le 30 octobre à 22h40 sous le titre provisoire : Inside the Actor's Studio : Paul Newman. Malgré un planning toujours chargé notre Paul Newman français devrait partir rapidement au pays des cigognes pour l'enregistrement. Bon voyage cher Marc !

Pour plus d'informations sur la carrière de Marc Cassot, se reporter à notre entretien avec lui : http://www.objectif-cinema.com/spip.php?article5006

dimanche 5 octobre 2008

Décès de Roger Rudel : la célèbre voix française de Kirk Douglas

C'est avec une grande émotion que nous venons d'apprendre le décès du comédien Roger Rudel, voix légendaire du doublage. Il nous a quittés le 19 juillet dernier. Son épouse, Jeanine Freson, elle-aussi une grande voix du doublage (elle prêtait sa voix à Natalie Wood notamment), est décédée le 9 septembre 2006.

Afin de lui rendre hommage, revenons sur la carrière de ce grand comédien de l'ombre que l'on surnommait affectueusement "Kirk Doublage" dans le métier.

Roger Rudel est né le 14 décembre 1921 à Montpellier. En 1940, il obtient son premier cachet de comédien dans cette ville du sud de la France pour la pièce "Polyphème" d'Albert Salmain. En 1943, il décide de monter à Paris et se présente au concours du Conservatoire où il est reçu premier ex-aequo avec Gérard Philippe.

En 1947, un responsable du doublage de la MGM à Paris lui propose de faire de la synchro. Hésitant, il accèpte quand même. Ce sera pour le film Le portrait de Dorian Gray dans lequel il double George Sanders.

Ensuite, les doublages s'enchaînent. La MGM, toujours, lui confie les voix de Fred Astaire dans ses films des annnées 50, Gene Kelly, Frank Sinatra... La 20th Century Fox lui propose de doubler Tyrone Power dans Capitaine King (1953). Il prête aussi sa voix à Errol Flynn dans Gentleman Jim (1942), Montgomery Clift dans Tant qu'il y aura des hommes (1953), Marcello Mastroianni dans La Dolce Vita (1959), Jack Lemmon travesti dans Certains l'aiment chaud (1959), Rod Taylor dans Les oiseaux (1963) ainsi qu'à Mel Ferrer, Glenn Ford, Vittorio Gassman, Ronald Reagan, Richard Widmark...

Evidemment, son acteur fétiche à l'écran reste Kirk Douglas qu'il commence à doubler dans L'emprise du crime (1946). C'est lors de la Première parisienne du film Histoire de détective (1951) qu'il rencontre Kirk Douglas. A la sortie de la projection au Paramount, l'acteur américain lui avoue : "vous avez les mêmes tripes que moi !" Beau compliment... En 1960, Douglas envoie une lettre à la branche française d'Universal demandant expressément que ce soit Rudel qui le double dans Spartacus. Autre témoignage, celui de Claude Chabrol, pour lequel Rudel a tourné dans Le Boucher (1970) : "Je ne regarde pas un film avec Kirk Douglas s'il n'est pas doublé par Roger Rudel !".

A la télévision, Rudel prête sa voix au héros du Virginien, Rip Masters dans Rintintin... En 1967, il croise le chemin d'une autre série cultissime, Les Mystères de l'Ouest, dans laquelle il double le truculent Ross Martin alias Artemus Gordon.

En 1973, il devient directeur de plateau pour le compte de la SPS (Société parisienne de sonorisation). En 12 ans, il dirige environ 300 doublages parmi lesquels de nombreux Disney, les James Bond, les Panthère rose, les films avec Terence Hill et Bud Spencer, Les pirates du métro (1974), Le crime de l'Orient-Express (1974), Un pont trop loin (1976), Midnight Express (1978)... Il fait débuter Pierre Arditi à la synchro. Il le choisit pour doubler Rudolf Noureiev dans Valentino (1976). Il dirige Francis Huster dans Mahler (1974) dans lequel ce dernier prête sa voix à Robert Powell. Il dirige également Isabelle Huppert, Marlène Jobert, Annie Girardot...

De 1984 à 1987, il dirige à la SIS (Société industrielle de sonorisation) des films importants comme Dangereusement Vôtre (1985), Tuer n'est pas jouer (1987) puis également à Synchro Vidéo des épisodes de séries : Matlock, L'homme de fer, Perry Mason, Arabesque, Cannon, deux flics à Miami...

Parallèlement à cette carrière de directeur artistique, il continue, bien sûr, à faire du doublage en tant que comédien. On le retrouve notamment sur Kirk Douglas dans Coup double (1986).

C'est à la fin des années 80 qu'il se retire progressivement du métier, même si certains décideurs le rappellent ponctuellement pour doubler Kirk Douglas dans quelques rares films.

Roger Rudel a fait partie de cette génération de grands comédiens de l'ombre du 20ème siècle dont les voix nous marqueront à jamais.

(Remerciements à Stéphane Lerouge, Maurice Le Borgne, Yves Rouxel et Gilles de la Fournière)

(c) La Gazette du doublage - 2008

vendredi 3 octobre 2008

DECES DU COMEDIEN MICHEL MODO

Nous venons d’avoir la triste confirmation par un ami comédien du décès de Michel Modo (annoncé initialement par RS Doublage), fondateur avec son comparse Guy Grosso d’un des meilleurs tandems du cinéma français.

Apprécié et estimé par Louis de Funès, il avait joué dans bon nombre de ses pièces (comme La Grosse Valse) et de ses films (dirigés par Jean Girault, Robert Dhéry, etc.), dans des rôles souvent inoubliables : le maréchal des logis Tricard de la série des Gendarmes, Roger, le serveur lèche-bottes du Grand Restaurant, ou encore l’hilarant mitrailleur allemand avec un « léger » problème de vue dans La Grande Vadrouille. Récemment encore, Michel Modo avait prêté ses talents à plusieurs rôles pour la télévision, comme dans la série Plus belle la vie.

Humoriste, homme de théâtre, cinéma, et télévision, il faisait aussi pas mal de doublage, en particulier depuis une quinzaine d’années. Les fans des Simpson, et ils sont nombreux, lui doivent les voix du principal Skinner, du clown Krusty, de l’ignoble Mr Burns, et de nombreux personnages secondaires, qu'il prêtait avec beaucoup d'élégance et d'humour. Pour le doublage de films, on retiendra son interprétation d'Eddie Barzoon dans L'Associé du Diable.

La Gazette du Doublage adresse à ses proches ses plus sincères condoléances.