dimanche 31 janvier 2010

Le retour de Sherlock Holmes au cinéma

Londres, 30 janvier 2010 (AFP) - Réalisé par Guy Ritchie, Sherlock Holmes qui sort mercredi en salles, réunit Robert Downey Jr et Jude Law dans un film d'action bien mené, qui fera découvrir aux plus jeunes le célèbre détective britannique créé par sir Arthur Conan Doyle.
Produit par le studio américain Warner Bros, ce long métrage réinvente le héros né en 1887 en lui donnant un air plus moderne, dynamique et bohême, qui selon ses créateurs, n'en est que plus fidèle à l'original littéraire.
"Nous avons décidé très vite que pour faire ce film, il fallait dépoussiérer un peu le personnage et créer ce que nous estimions être un authentique Sherlock Holmes de Conan Doyle, sans l'influence de symboles préexistants", affirmait Guy Ritchie à la presse, mi-décembre à Londres, à l'occasion de l'avant-première du film.
Dans cette opération de toilettage, certains admirateurs des aventures du détective pourraient regretter de voir disparaître la casquette en daim du héros ou la célèbre réplique "Elémentaire, mon cher Watson" popularisée par les innombrables adaptations cinématographiques et télévisées.
Toutefois, le héros ne la prononce dans aucun des quatre romans et 56 récits courts publiés par sir Conan Doyle.
Excentrique et dévoré par ses démons intérieurs, le Sherlock Holmes incarné par l'Américain Robert Downey Jr -- qui prêta ses traits à Charlie Chaplin --, est aussi doué pour les arts martiaux et la boxe que pour le raisonnement intellectuel et les déductions.
Quant à son fidèle ami et collaborateur, le docteur Watson interprété par le Britannique Jude Law (The Holiday, Le limier) il vit là sa dernière enquête au côté de Sherlock Holmes, avant de se marier.
"J'ai toujours vu la relation entre Sherlock Holmes et Watson comme une relation d'égal à égal", a expliqué Guy Ritchie, rendu célèbre par ses films de gangsters survoltés RocknRolla, Revolver ou encore A la dérive, où il dirigeait la chanteuse américaine Madonna, qui fut sa compagne.
S'il est fait quelquefois référence à leur ennemi le professeur Moriarty, Holmes et Watson ne l'affrontent pas dans le film, qui se déroule à Londres dans les années 1890.
Ils combattent en revanche Lord Blackwood (Mark Strong), un triste sire auteur d'assassinats rituels qui revient d'entre les morts, détenteur des forces du mal, afin de tenter d'asservir le monde.
En cas de succès ce Sherlock Holmes pourrait s'avérer un lucratif filon pour la Warner Bros.
"Je crois que le film a tout le potentiel nécessaire pour devenir une franchise. Nous pouvons nous divertir avec ces héros", a déclaré son producteur Joel Silver, à Londres. "J'espère que le public l'aimera et que nous pourrons continuer l'aventure".

SHERLOCK HOLMES
Version française : Les Studios de Saint-Ouen
Direction artistique : Barbara Tissier
Adaptation : Pierre Arson
Enregistrement : Emmanuel Mertens
Mixage : Hamid Naghibi
Montage : Claire Garnier
Avec les voix de :
Sherlock Holmes : Bernard Gabay
Docteur John Watson : Xavier Fagnon
Lord Blackwood : Eric Herson-Macarel
Irene Adler : Noëmie Orphelin
Inspecteur Lestrade : Patrick Borg
Constable Clark : Serge Biavan
Lord Coward : Rémi Bichet
Sir Thomas : Olivier Rodier
Capitaine Philips : Michel Ruhl
Mary Morstan : Natacha Muller

(Remerciements à Warner Bros Entertainment France - Reproduction du carton de doublage interdite sans autorisation)

(c) La Gazette du doublage - 2010

jeudi 21 janvier 2010

Lucien Jean-Baptiste parle de doublage

Le sympathique comédien Lucien Jean-Baptiste, désormais connu du grand public comme le réalisateur du film La Première étoile, a été interviewé par La Gazette de Berlin, l'unique bimensuel francophone des Alpes à la Baltique. Il s'exprime en toute liberté sur son film, le doublage des afro-américains en général (n'oublions pas qu'il prête sa voix à Will Smith, à Chris Rock...) et du doublage en langue allemande de son premier long métrage. Voici un extrait de cet entretien :

La Gazette de Berlin : Vous menez une carrière de comédien en particulier dans le doublage, puisque vous êtes la voix française de Will Smith. Est-ce que selon vous, le doublage d’un acteur noir doit se faire par un acteur noir ?

Lucien Jean-Baptiste : Non, il faut seulement voir si la voix convient à l’acteur sans se préoccuper de sa couleur de peau.
Le doublage est une longue histoire car il y a peu d’acteurs noirs dans le cinéma américain donc tous les doublages sont faits par une dizaine d’acteurs seulement.
Dans les années 50, les doublages des rares acteurs noirs sont faits façon « petit nègre ». Mais avec l’évolution du cinéma américain, des acteurs tel que Eddy Murphy arrivent et le doublage est fait par Med Hondo qui réussit à transcrire la musique de la voix anglaise en français. Sauf qu’en France, il n’y a pas eu plus de comédiens noirs. Du coup, les acteurs blancs se sont sentis obligés de prendre une sorte d’accent noir mais ça n’était pas approprié dans toutes les situations. Par exemple on ne peut pas donner un accent antillais ou africain à Denzel Washington. Les producteurs américains se sont donc dit que c’était mieux de faire doubler les acteurs noirs par des noirs.
Là où c’est injuste, c’est que les noirs ne font jamais de voix de blancs. En fait, c’est simplement parce qu’il y a déjà énormément de blancs disponibles pour doubler les blancs. Mais selon moi, on devrait faire tous les recrutements à l’aveugle avec CV anonyme et simplement des essais de voix.
Cependant, pour que des producteurs acceptent de chercher des acteurs noirs inconnus, il faut une volonté politique. C’est une volonté qui émerge petit à petit. On peut d’ailleurs voir que certains producteurs mettent des voix noires sur des acteurs blancs intentionnellement pour marquer ce changement d’état d’esprit.


L'interview complète est à lire sur le site de La Gazette de Berlin :
http://lagazettedeberlin.de/5824.html

mercredi 20 janvier 2010

La Princesse et la Grenouille : Stars au doublage


lundi 11 janvier 2010

Britanniquement Vôtre

Grand amateur et fin spécialiste de la culture anglo-saxonne, notre ami et ex-collaborateur Thierry Attard anime un blog sur le cinéma et la télévision de nos voisins d'outre-Manche et de leurs cousins d'outre-Atlantique. Toujours à l'affût de l'actualité de la BBC ou des coulisses hollywoodiennes, Thierry nous donne son point de vue, souvent pertinent, et toujours teinté d'une pointe d'humour.

Bien que son blog ne soit pas spécialisé dans le doublage, il lui arrive, tout de même, de parler de cette discipline qui nous est chère. Dernièrement, il a eu l'occasion de réaliser une interview en deux parties de François Dubuc, auteur de doublage, à qui l'on doit l'adaptation française d'un épisode spécial de Doctor Who intitulé Cyber-Noël et d'une autre série de la BBC, Affaires d'Etats :
(1ère partie) :
http://thierryattard.blogspot.com/2010/01/francois-dubuc-adaptateur-state-within_07.html
(2ème partie) :
http://thierryattard.blogspot.com/2010/01/francois-dubuc-adaptateur-state-within.html

Thierry continue sur sa lancée et nous parle aussi de la saison 1 de la série Survivors et son doublage réalisé en Belgique (tout comme celui de Doctor Who) dans les studios de Dame Blanche pour le compte de la société Nice Fellow :
http://thierryattard.blogspot.com/2010/01/le-doublage-de-survivors-nrj12.html