dimanche 29 mai 2011

La Lettre du Kremlin (1969)

La Lettre du Kremlin (1969) un film d'espionnage de John Huston doublé par la société SND (Société nouvelle de doublage) de Michel Gast et Jenny Gérard. Cette société a doublé pendant de longues années les films distribués par la Twentieth Century Fox. Comme nous l'a expliqué notre amie Jenny, les cartons des doublages de SND mentionnaient la distribution artistique et technique mais pas tout le temps la distribution vocale car le casting des comédiens français pouvait se faire tardivement par rapport à la fabrication des titrages du générique de la version française. Néanmoins, dans ce film, on peut reconnaître quelques voix très connues dont celles de Jean-Claude Michel sur Patrick O'Neal et de Raymond Loyer sur John Huston lui-même. Notons que c'est Jenny Gérard qui a dirigé ce doublage et la grande Jacqueline Porel, comédienne et directrice artistique elle-même, qui en a signé l'adaptation française.



(Remerciements à Christine M.)

(c) La Gazette du doublage - 2011

samedi 21 mai 2011

Violence et passion (1974)

Dans la version française du film Violence et passion de Luchino Visconti, c'est notre regretté ami le comédien Georges Aminel qui prêtait sa voix au grand Burt Lancaster. Il gardait un excellent souvenir de ce doublage sous la direction artistique de Jean-Pierre Dorat.



(Remerciements à Christine M.)

(c) La Gazette du doublage - 2011

dimanche 15 mai 2011

Compte-rendu des JED 2011

(Journées européennes du doublage du 4 au 7 mai 2011)
De notre correspondante, Christine Maline.

Évidemment, pour la ciné-voxophile que je suis, l’occasion était trop belle et le titre trop prometteur … Enfin ! – me dis-je – le doublage va sortir de l’ombre ! Et un fol espoir m’envahit … Déjà mon esprit trotte… galope … s’emballe ! Je vois les foules se presser aux portes de la Cinémathèque, les fans se ruer sur les comédiens, les adaptateurs, les directeurs de plateau … Un autographe ! Un autographe ! … C’est l’émeute !!!
Euh… Non … Pas cette fois.
Mais c’était bien.
Une première absolue : deux grandes séances de doublage « comme en vrai » (ou presque), dans la salle transformée en studio pour l’occasion, sur des petites séquences adaptées par les élèves en séminaire et valeureusement, patiemment, aimablement doublées par deux comédiens professionnels : Vincent Violette et Dany Tayarda.
Un travail passionnant, injustement méconnu. Chapeau. Vraiment.
Je demande : « Ces jeunes gens fréquentent-ils une classe spécialisée « Adaptation-Sous-titres » ? Ah non ? C’est juste un séminaire ponctuel ?… Ces classes-là n’existent pas ici… Paradoxal … Comment un séminaire – même mené de main de maître par un professionnel passionné - peut-il suffire à enseigner l’art subtil et délicat de l’adaptation cinématographique ?
Mais peut-être ces journées auront-elles suscité des vocations et ouvert la porte à l’approfondissement de cette discipline ? …
Puis des projections-débat, des échanges avec des professionnels français et leurs collègues italiens … (et là, je me sens à nouveau « dans le coup », vaguement réconfortée  : le doublage transalpin n’a pas énormément évolué depuis les vingt dernières années !).
Quelqu’un relate une anecdote et cite le nom de Jean-Claude Michel … J’observe les réactions … Les regards se font interrogateurs, les fronts se plissent, les sourcils se haussent … « Qui c’est ? » chuchote une jeune fille derrière moi … Mon cœur se serre …
J’échange mes impressions avec mon voisin de fauteuil, un dinosaure lui aussi… « Ah, me dit-il, on dirait que l’informatique a totalement balayé le passé ; ça, c’est le doublage de l’ère nouvelle, et celui « d’avant » a complètement sombré dans l’oubli, comme s’il n’avait jamais existé … ». « Ben oui, - dis-je, dépitée -, mais enfin Journées européennes du doublage on croirait que … ». « Pfff… rétorque-t-il, aujourd’hui on vous parle très doctement de Picasso ou Kandinsky mais on ignore qui est Rembrandt … ». Il exagère, non ?
Mais je suis une incorrigible optimiste (qui a dit « visionnaire » ?). Je vois dans un proche avenir s’ouvrir des classes « Adaptation/Sous-titres » un peu partout, (avec grammaire française, linguistique et sémiologie obligatoires), une intensification des cours de doublage dans les écoles de cinéma … et pourquoi pas un vrai « Festival de la VF » … Quoi ? Utopie ?

Ces Journées, pour moi, c’est comme pour la tarte aux pommes, j’en aurais bien redemandé… mais j’ai dû faire taire ma gourmandise : la tarte était trop petite. J’attendrai l’année prochaine.

(c) La Gazette du doublage - 2011

mardi 10 mai 2011

Le Pays de la haine (1957)

Les cartons de doublage du western Le Pays de la haine (1957) avec Jeff Chandler, Joanne Dru, Julie London, Ronald Howard, Donald Crisp...
Précisons que le parolier français est Henri Lemarchand et que directeur artistique indiqué "H. ALLEGRIER" est en fait le comédien Henri Ebstein ou Henri Allegrier-Ebstein qui a commencé le doublage dans les années 30. A cette époque, il a doublé notamment Fred Astaire dans Le Danseur du dessus (1935). Les amateurs des premiers doublages des Disney savent que c'est lui aussi qui a prêté sa voix au personnage principal de La Belle et le clochard (1955).
Signalons également qu'un nom est mal orthographié au niveau du carton indiquant les comédiens français : il s'agit de Paule Emanuèle et non "EMMANUEL"; une erreur que l'on retrouve assez souvent aux cartons de doublage d'autres films. Quant au comédien "J.J. DELBO", il s'agit de Jean-Jacques Delbo.











(Remerciements à Christine M.)

(c) La Gazette du doublage - 2011