dimanche 31 janvier 2016

Décès de Philippe Mareuil (1926-2016)

Notre camarade Rémi du blog Dans l'ombre des studios nous apprend le décès du comédien Philippe Mareuil survenu le 8 janvier dernier.

Comme bon nombre d'acteurs de sa génération, il a commencé sa carrière au théâtre peu de temps après la guerre. Au cinéma, il a joué dans le célèbre film Rendez-vous de juillet (1949) au côté de Pierre Trabaud notamment, dans Le Fauve est lâché (1959), dans Judex (1963) mais aussi en interprétant le rôle du bijoutier dans Les Rois mages (2001) avec Les Inconnus.
On l'a vu souvent à la télévision, que ce soit dans Les Cinq dernières minutes, dans Au théâtre ce soir ou encore dans la mini-série américaine L'Amour en héritage (1984) tournée en France avec la participation de comédiens français ayant fait aussi du doublage tels que Jean Claudio, Jacques Balutin, Gilles Tamiz, Albert Augier, René Roussel...

Philippe Mareuil a également fait pas mal de synchros, bien que dans un courrier de février 2000, il nous disait : "le doublage est vraiment dans ma carrière en position "reculée" par rapport au théâtre et à la télévision et au cinéma". Il précisait : "J'ai commencé dans le doublage en prêtant ma voix à John Mills dans Les Grandes espérances en 1947. Dans ma carrière, j'ai doublé un certain nombre d'acteurs parmi lesquels Anthony Perkins, Farley Granger, Montgomery Clift, Michael Caine dans Zoulou (1964)...". A ces quelques noms, nous pouvons ajouter qu'il a aussi prêté sa voix à Richard Anderson dans Scaramouche (1952), Gig Young dans Un soupçon de vision (1962), Bruce Glover dans Les Diamants sont éternels (1971)...

Nous présentons toutes nos condoléances à sa famille et à ses proches.

(c) La Gazette du doublage - 2016

jeudi 28 janvier 2016

Un dernier au revoir à Marc Cassot

C'est aujourd'hui qu'ont eu lieu les obsèques du comédien Marc Cassot dans la chapelle de l'église Saint Roch à Paris. Nombreux sont ceux qui sont venus lui rendre un dernier hommage et soutenir Manuela Le Chevalier, la fille unique de Marc et de Pepita (décédée en 2013), Patrick, son époux et leurs enfants, tous très émus.
Autour du Père Philippe Desgens, aumônier des artistes, famille et proches se sont succédés pour honorer la mémoire du comédien. Robert Hossein, pour lequel Marc Cassot avait interprété le rôle de Jean-Paul II, a lu un extrait du Livre de la Sagesse. Patrick Michel, le fils du comédien Jean-Claude Michel (décédé en 1999) qui avait tourné avec Marc le film Normandie-Niemen en 1960, a lu une prière de Saint François d'Assise.
Après la messe de funérailles, Patrick Le Chevalier a proposé à l'assistance de se réunir dans un café proche pour évoquer la mémoire de Marc Cassot qui souhaitait que ses obsèques ne soit pas un moment de tristesse. C'est donc dans cet endroit que plus d'une trentaine de comédiens et autres personnalités, du doublage notamment, se sont réunis dans une ambiance amicale pour saluer une dernière fois leur regretté ami.

(c) La Gazette du doublage - 2016

vendredi 22 janvier 2016

Décès de Marc Cassot (1923-2016)



Nous avons eu au téléphone ce matin le biographe de Marc Cassot qui nous a confirmé hélas la triste nouvelle : Marc est décédé hier à Paris dans sa 93ème année. Grand comédien du théâtre de boulevard, il restera pour beaucoup la voix française de Paul Newman dont il avait les mêmes yeux bleus.

Nous avions fait connaissance de cet homme sympathique en 2004 pour une interview à la Mutuelle des artistes (http://www.objectif-cinema.com/spip.php?article5006), puis nous l'avions reçu le 11 avril 2015 à l'Auguste Théâtre pour une conférence sur "Les Grandes voix du doublage" dans le cadre du Printemps des séries et du doublage.

Il avait commencé sa carrière en 1945. Au cinéma, il avait tourné dans Le Grand pavois (1954), Les copains du dimanche (1957), Normandie-Niemen (1960) aux côtés de ses amis Pierre Trabaud, Roland Ménard et Jean-Claude Michel. Au théâtre, on l'avait vu dans Des souris et des hommes (1962), Reviens dormir à l'Elysée (1980)... C'était aussi une vedette de la télévision qui avait participée à de nombreuses dramatiques et autres feuilletons et séries.

Le doublage était aussi une activité marquante du comédien. Il avait commencé la synchro en 1946 en doublant John Garfield dans Le Facteur sonne toujours deux fois. Célèbre voix française de Paul Newman, qu'il partageait avec Marcel Bozzuffi, il avait aussi doublé ponctuellement d'autres stars : William Holden dans Le Pont de la rivière Kwaï(1957), Stephen Boyd dans Ben-Hur (1959), Steve McQueen dans Le Kid de Cincinatti (1965), Richard Harris et Michael Gambon dans les Harry Potter (de 2001 à 2009), Clint Eastwood dans Million Dollar Baby (2004)...

Marc Cassot a eu une longue et riche carrière et l'écouter en parler était toujours un moment passionnant. Je conclurai cet hommage en citant les propos de son biographe Michel Alcaine (cf. Marc Cassot et les siens, Mémoires d'Autignac, 2014) : "Son honnêteté intellectuelle et morale, ses engagements sociaux, en firent un comédien unanimement respecté et aimé de ses pairs. En dépit d'une brillante carrière, on ne trouve chez lui nulle trace de cabotinage, de vanité. Marc Cassot se retourne (très rarement) sur le chemin parcouru et porte sur lui le regard que porterait un ébéniste sur la belle commode qu'il vient de fabriquer, le regard d'un artisan satisfait par la belle ouvrage. (...)"

Nous présentons toutes nos condoléances à Manuela, sa fille, à sa famille et à ses proches. Ses obsèques auront lieu prochainement à l'église Saint Roch à Paris.

(c) La Gazette du doublage - 2016

dimanche 10 janvier 2016

Yves Vincent (1921-2016) et Pierre Davanture (1927-2016)

Le comédien Yves Vincent nous a quittés le 6 janvier. Il était connu des cinéphiles pour avoir tourné dans deux films de la série des Gendarmes et dans Hibernatus avec Louis de Funès, mais saviez-vous qu'il avait eu l'occasion de s'illustrer dans le doublage en prêtant sa voix à Marlon Brando dans Un tramway nommé désir (1951) ? En effet, il avait été choisi car il jouait sur scène depuis 1949 le personnage créé par Tennessee Williams. Contrairement à la pièce mise en scène par Raymond Rouleau dans laquelle il donnait la réplique à Arletty, Maurice Regamay et Louis de Funès, au doublage du film en question il avait pour partenaire Jacqueline Porel (Vivian Leigh), Mony Dalmès (Kim Hunter) et Robert Dalban (Karl Malden).

C'est avec une grande peine que nous venons d'apprendre le décès de notre ami Pierre Davanture, ingénieur du son et directeur technique historique du doublage français qui nous avait fait la joie et l'honneur de participer à notre dernier Salon des séries et du doublage. Il avait commencé sa carrière en 1946 aux studios Fox-Europa à Saint-Ouen, et à partir de 1968, il avait fait partie de l'équipe de SND, puis de PM Productions avant de terminer en indépendant pour Warner France notamment. Nous avions fait sa connaissance en 2007 et l'avions longuement interviewé : http://www.objectif-cinema.com/spip.php?article4547
Les obsèques de Pierre auront lieu le mercredi 13 janvier à 10h à Sartrouville, à l'église Saint-Martin. Nous présentons nos sincères condoléances à sa famille et à ses proches.

(c) La Gazette du doublage - 2016