jeudi 11 juin 2015

Le doublage des films de Spielberg

La magie des films de Steven Spielberg subsiste même des décennies après la sortie de ses films. Les Dents de la mer, Rencontres du troisième type et E.T. l'Extra-terrestre en sont les brillantes illustrations. Alors que Les Dents de la mer et E.T. (son film le plus personnel) bénéficient d'éditions en Blu-ray contenant chacune le doublage d'époque, hélas cela n'a pas été (encore) le cas avec Rencontres du troisième type.

Ni l'édition spéciale en DVD sortie en 1997 (pourtant avec 3 versions du film), ni le Blu-ray ne contiennent le doublage de 1977. Pourtant, on sait que techniquement cela aurait été possible car l'éditeur a bien conservé l'enregistrement de la voix de François Truffaut que l'on retrouve sur le second doublage. Nous aurions ainsi pu retrouver la formidable composition vocale du comédien Bernard Murat qui double Richard Dreyfuss, comme dans Les Dents de la mer.

Espérons maintenant que Universal France nous entende et sorte en 2017, pour le 40ème anniversaire du film, une édition du film en Blu-ray ou en 4k contenant ce premier doublage que les chanceux possédant encore la cassette VHS ou le Laserdisc ne se lassent pas de réécouter.





(Remerciements à Olivier Boisson et à Simon Labate)

(c) La Gazette du doublage - 2015

dimanche 29 juin 2014

Au risque de se perdre (1959)

Au risque de se perdre (The Nun's Story) est un film dramatique de Fred Zinnemann sorti en 1959 dans lequel Audrey Hepburn (1929-1993) apporte tout son talent et sa sensibilité à cette histoire de jeune bourgeoise qui entre dans les ordres, puis part pour l'Afrique, et finit dans la résistance.

Pour camper ce rôle difficile à la synchro, il fallait une comédienne expérimentée, et c'est Martine Sarcey (1928-2010) que le distributeur Warner à Paris avait choisie. Elle va doubler quelques années plus tard Elizabeth Montgomery dans la série Ma Sorcière bien-aimée.

Notons que la voix française d'Audrey Hepburn variait selon le choix des distributeur de ses films : Jacqueline Porel lui prêtait sa voix dans les films Paramount (Sabrina, Guerre et paix...), Marcelle Lajeunesse la doublait pour Universal (Charade), alors que la 20th century Fox avait demandé le concours de Jeanine Freson (Comment voler un million de dollars). Mais, c'est essentiellement Martine Sarcey qui va prêter sa voix sucrée à l'actrice américaine des années 60 jusqu'à la fin de sa carrière (My Fair Lady, Seule dans la nuit, La Rose et la flèche...).

Le carton de doublage de Au risque de se perdre, tiré de nos archives, vous présente la distribution - presque exclusivement féminine - détaillée en VO et en VF. On remarque qu'on avait fait appel à des comédiennes françaises qui commençaient à œuvrer dans le doublage dès les années 30 (Helena Manson, Lita Recio...) ou dans les années 40 et 50 (Nadine Alari, Michèle Bardollet, Jacqueline Ferrière, Rolande Forest, Jeanine Freson, Vivette Galy, Estelle Gérard, Linette Lemercier, Thérèse Rigaut...). Mais rendons aussi hommage aux comédiens qui accompagnaient vocalement ces dames dans ce long-métrage : Roger Rudel, Claude Péran, Pierre Leproux, Pierre Morin et notre ami William Sabatier.

Au final, un film en version française à voir, mais aussi à écouter attentivement comme il se doit.









(Remerciements à Christine M.)

(c) La Gazette du doublage - 2014

vendredi 25 avril 2014

LIZ TAYLOR ET RICHARD BURTON : LES AMANTS TERRIBLES

Vendredi 25 avril 2014, Arte a diffusé en VF le téléfilm de Richard Laxton Liz Taylor et Richard Burton: Les amants terribles (2013).
Point négatif, les acteurs britanniques Helena Bonam Carter et Dominic West ne ressemblaient aucunement à Elizabeth Taylor et Richard Burton, ni de près ni de loin (ni de face ni de dos).
Point positif, le doublage permettait d’entendre la voix habituelle d’Helena Bonham Carter.

Voici le mini-carton visible lors du générique de fin, qui n'indiquait hélas que deux voix.

Version française réalisée par Dome Productions
Direction artistique : Philippe Carbonnier
Adaptation : Sophie Arthuys
Avec la participation des artistes-interprètes :
Arnaud Arbessier (doublant Dominic West / Richard Burton)
Laurence Breheret (doublant Helena Bonham Carter / Elizabeth Taylor)

Ajoutons que l'on pouvait aussi reconnaître Patrice Baudrier sur Jeff Mash, jouant le premier journaliste lors de la conférence de presse de New York en 1983.

(c) La Gazette du doublage - 2014

samedi 29 mars 2014

Au Sud de Mombasa (1956)

Nous vous offrons un beau carton de doublage, illustré et en couleurs, qui fleure bon les années 50. C'est celui d'un film d'aventure distribué par la Columbia Pictures et intitulé Au Sud de Mombasa (1956). Dans les rôles principaux de ce long métrage, deux ténors de la synchro : Claude Bertrand (Cornel Wilde) et Jacqueline Ferrière (Dona Reed).
En effet, bien avant de doubler Roger Moore, Charles Bronson, Bud Spencer et des personnages de Walt Disney, Claude Bertrand (1919-1986) était déjà dans le métier depuis la libération. Il avait prêté sa voix à Orson Welles dans La Dame de Shanghaï (1948), Joseph Cotten dans Le Troisième homme (1949), Burt Lancaster dans Vera Cruz (1954) et tant d'autres !
Quant à Jacqueline Ferrière (1921), elle aussi était une vedette du doublage dans les années 50 et 60. Elle avait souvent prêté sa voix à Ava Gardner, notamment dans Pandora (1951), son premier grand rôle à la synchro. Par la suite, elle avait doublé Jane Russell dans Les Hommes préfèrent les blondes (1953), Lana Turner dans Mirage de la vie (1958), Tippi Hedren dans Les Oiseaux (1963) et Pas de printemps pour Marnie (1964)...
Il est amusant de noter que Claude Bertrand et Jacqueline Ferrière ont été aussi partenaires dans d'autres doublages, et notamment dans Le Crime était presque parfait (1954) dans lequel ils prêtaient respectivement leur voix à Ray Milland et à Grace Kelly.









(Remerciements à Christine M.)

(c) La Gazette du doublage - 2014