C'est en 1972 qu'apparaît sur les écrans de télévision la série britannique Poigne de fer et séduction (The Protectors) (deux saisons de 26 épisodes chacune). Créée par Lord Lew Grade (qui fut l'agent de Roger Moore) pour ITC Entertainment et produite par Gerry Anderson (créateur des Sentinelles de l'air...), elle met en scène les acteurs Robert Vaughn (Des agents très spéciaux), Nyree Dawn Porter (La dynastie des Forsythe) et Tony Anholt. La série raconte l'histoire de trois "protecteurs" qui louent leurs services pour lutter contre le crime.

Le doublage de cette série est confié à l'incontournable société SOFI dont le fondateur, Pierre Salva, est encore aux commandes à cette époque. La version française est réalisée aux studios Eclair à Epinay-sur-Seine. Robert Vaughn est doublé par Claude Joseph qui le suit depuis la série Les agents très spéciaux. Perrette Pradier prête sa voix à Nyree Dawn Porter. Quant à Tony Anholt, il est doublé par Jean-Claude Balard.



En ce qui concerne le générique de fin, il y a une chose rarissime à signaler : la chanson anglaise "Avenues and Alleyways" interprétée par Tony Christie fait l'objet d'une adaptation française "Dans les rues et dans les avenues" signée du belge Marcel Stellman et chantée - en français mais avec un accent à couper au couteau - par le même Tony Christie.



Les paroles françaises donnent ceci :

Dans les rues et dans les avenues,
On peut vendre son âme au diable si l'on veut,
Ce n'est pas difficile,
parfois trop facile,
Quand on a l'estomac creux,
Tourne le manège,
Mais qui le protège ?
Si ce n'est pas le bon dieu.


Notons pour finir que cette série n'a pas été diffusée en France depuis quelques années car il existe - d'après la SACEM - un litige au niveau des droits d'auteur. En effet, il semble qu'il n'y ait pas de dialoguiste français enregistré chez eux (est-ce Michel Salva ?). Est-ce un problème par rapport aux paroles françaises de la chanson dont seul Stellman est crédité alors que l'on sait que Michel Salva a souvent co-écrit les chansons des séries qu'il a doublées dans la société de son père ? Le mystère reste entier...

(Remerciements à Thierry "Mr. ITC" Attard, Gilles de la Fournière et Maurice Le Borgne)

(c) La Gazette du doublage - 2009