vendredi 24 juillet 2009

André Falcon (1924-2009)

Grand sociétaire et doyen de la Comédie-Française, André Falcon vient de nous quitter à l'âge de 84 ans des suites d'une longue maladie.

Ce lyonnais a fait le Conservatoire et en est sorti en 1946 avec un premier prix de comédie classique. Aussitôt engagé au Français, il a joué les plus grandes pièces du Répertoire, celles de Racine et Corneille notamment.

On l'a vu aussi dans plus d'un centaine de rôles au grand ou petit écran : du Vicomte de Bragelonne (1954) à un rôle dans un épisode de la série Chez Maupassant (2008) en passant par Baisers volés (1968) ou 3 hommes à abattre (1980). Il a tourné sous la direction des plus célèbres metteurs en scène : François Truffaut, Jacques Deray...

Evidemment, même si son visage était assez familier de certains cinéphiles, sa voix, par contre, l'était moins. Il a pourtant commencé le doublage au début des années 50 comme son camarade Jean-Claude Michel avec lequel il a partagé Richard Burton et Rock Hudson à la synchro. Il a donc doublé l'acteur gallois dans Ma cousine Rachel (1952), La Tunique (1953), Becket (1964) et L'espion qui venait du froid (1965) et l'acteur américain dans Ne dites jamais adieu (1956), Confidences sur l'oreiller (1959), Le rendez-vous de septembre (1961) et Ne m'envoyez pas de fleurs (1964). Mais il a aussi prêté sa voix à d'autres acteurs : Marlon Brando dans Jules César (1953) et dans Désirée (1954), Edmund Purdom dans L'Egyptien (1954) et Le Fils prodigue (1955), Leslie Nielsen dans Planète interdite (1956) et plus récemment Anthony Hopkins dans Nixon (1995). De cette branche du métier de comédien, André Falcon en avait bien saisi l'essentiel : "Il y a dans le doublage un intérêt très technique pour le comédien. Il apprend à se servir de lui avec beaucoup d'exactitude, beaucoup de précision, puisqu'il est obligé de calquer ses reflexes sur ceux du personnage à l'écran."

En ces moments douloureux, nous présentons nos sincères condoléances à sa famille et à ses proches.

(c) La Gazette du doublage - 2009

mardi 14 juillet 2009

François Leccia (1948-2009)

Un de nos amis comédiens vient de nous apprendre le décès de François Leccia qui aurait eu 61 ans en octobre prochain. Nous nous rappellerons de cet homme comme un bon acteur dont le jeu était souvent d'une grande justesse. Ironie du sort, TF1 diffuse ce mardi 14 juillet le film Les grandes vacances dans lequel François tient le rôle de Philippe, le fils aîné de Louis de Funès.

Encore adolescent, François Leccia a commencé sa carrière au milieu des années 60. Il tient un des rôles principaux du film de Jean Delannoy Les amitiés particulières (1964). Il a tourné dans plus d'une trentaine de films, téléfilms ou séries. Au théâtre, on l'a vu dans "La Claque" d'André Roussin.

François Leccia s'est aussi beaucoup illustré à la synchro dès le début des années 70. En 1973, il prête sa voix à Ian Ogilvy dans Frissons d'outre-tombe. L'année suivante, il double Ron Howard (acteur mais pas encore réalisateur) dans Du sang dans la poussière. D'autres acteurs et rôles s'enchaînent : James Woods dans La Fugue (1975), John Travolta dans L'enfant bulle (1976) et La fièvre du samedi soir (1977), Harvey Keitel dans Buffalo Bill et les indiens (1976), Nicholas Hammond dans L'homme-araignée (1977)... Et toujours ponctuellement : Richard Hatch, Mark Harmon, Jan-Michael Vincent, Jack Scalia, Tom Hanks, Dennis Quaid, Val Kilmer, Jean-Claude Van Damme, Michael Keaton...

Il double aussi dans de nombreuses séries à succès : Les rues de San-Francisco (dernière saison), Huit ça suffit, Dynastie, San Ku Kaï, La loi de Los Angeles, Le Caméléon, Jag... Les fans de japanim se souviendront bien sûr de sa voix sur Albator dans Albator 84 (succédant ainsi à Richard Darbois).

En ces tristes moments nous avons, évidemment, une pensée pour sa famille et ses proches.

Mise à jour du 17 juillet 2009 : Un autre ami comédien, Michel Mella nous indique que: "la cérémonie en la mémoire de François Leccia aura lieu Lundi 20 juillet au crématorium du Père-Lachaise, de 14h à 15h. Ceux qui veulent dire quelque chose, ou témoigner de quelque manière que ce soit, poème, chant, etc... sont priés d'avoir la gentillesse de s'adresser à Sylvie Feit"

(Remerciements à Pascal Laffitte, David Gential et Thierry Attard)

(c) La Gazette du doublage - 2009