lundi 14 mai 2012
Décès de Nathalie Nerval et de Jacqueline Porel
Par François Justamand, lundi 14 mai 2012 à 11:52 :: News doublage
Nous venons d'apprendre le décès des grandes comédiennes : Nathalie Nerval et Jacqueline Porel. Il est regrettable de constater, à nouveau, que la "grande" presse relaie très peu la disparition de comédiens ou de comédiennes, hélas un peu oubliés, mais qui ont été en leur temps de grandes figures au théâtre ou au cinéma. Mais nous, nous ne les oublions pas.
Nathalie Nerval (1926-2012) a joué au théâtre de 1947 à 2007, dont de nombreuses années à la Comédie-Française où elle a interprété les grandes pièces du Répertoire : "Le Cid", "Andromaque", "Hamlet", "Ruy Blas"... Au cinéma, elle a tourné notamment dans Le Comte de Monte-Cristo (1954) et dans Le Serpent (1973). A la télévision, on se souvient d'elle dans l'excellent Belphégor (1965) de Claude Barma.
Nathalie Nerval a fait aussi beaucoup de doublages de films. Elle a prêté sa voix grave à Sophia Loren dans La Chute de l'empire romain (1963) et La Femme du prêtre (1970), Daniela Bianchi dans Bons baisers de Russie (1963), Honor Blackman dans Jason et les Argonautes (1963), Karin Dor dans On ne vit que deux fois (1967), Bette Davis dans L'Argent de la vieille (1972), Ingrid Bergman dans Sonate d'automne (1978), au personnage de Mama Souriskewitz dans les deux dessins animés de Fievel (1986 et 1991), Lauren Bacall dans Dogville (2003)...
Jacqueline Porel (1918-2012) a commencé sa carrière au cinéma et au théâtre dès le milieu des années 30. Au cinéma, on l'a vue dans Romance de Paris (1941), Razzia sur la chnouf (1955), Le Capitan (1960)... Au théâtre, elle a joué dans "Fric-Frac (1950), La Petite hutte (1956)...
A la synchro, de par sa voix distinguée, Jacqueline Porel s'est également illustrée en doublant de célèbres actrices : Deborah Kerr dans Les Mines du roi Salomon (1950), Eleanor Parker dans Scaramouche (1952), Audrey Hepburn dans Sabrina (1954), Lana Turner dans Diane de Poitiers (1956), Kim Novak dans Adorable voisine (1958), Elizabeth Taylor dans La Chatte sur un toit brûlant (1958), Capucine dans La Septième aube (1964), Katharine Hepburn dans Devine qui vient dîner ? (1967)...
Toujours dans le doublage, Jacqueline Porel a signé aussi de nombreuses adaptations de films et de nombreux comédiens se souviennent encore d'elle comme d'une grande directrice artistique. En 2000, nous avions interrogé cette charmante comédienne, d'une grande classe, et elle nous avait dit avoir dirigé les doublages des films suivants : La Promesse de l'aube (1971), Shampoo (1975), Le Ciel peut attendre (1978), Kramer contre Kramer (1978), Tootsie (1982), Amadeus (1984), Dune (1984), Blue Velvet (1986), Out of Africa (1986), Good Morning Vietnam (1988), Mrs Doubtfire (1993)...
(Remerciements à Pascal Laffitte et à Rémi Carémel)
(c) La Gazette du doublage - 2012
Nathalie Nerval (1926-2012) a joué au théâtre de 1947 à 2007, dont de nombreuses années à la Comédie-Française où elle a interprété les grandes pièces du Répertoire : "Le Cid", "Andromaque", "Hamlet", "Ruy Blas"... Au cinéma, elle a tourné notamment dans Le Comte de Monte-Cristo (1954) et dans Le Serpent (1973). A la télévision, on se souvient d'elle dans l'excellent Belphégor (1965) de Claude Barma.Nathalie Nerval a fait aussi beaucoup de doublages de films. Elle a prêté sa voix grave à Sophia Loren dans La Chute de l'empire romain (1963) et La Femme du prêtre (1970), Daniela Bianchi dans Bons baisers de Russie (1963), Honor Blackman dans Jason et les Argonautes (1963), Karin Dor dans On ne vit que deux fois (1967), Bette Davis dans L'Argent de la vieille (1972), Ingrid Bergman dans Sonate d'automne (1978), au personnage de Mama Souriskewitz dans les deux dessins animés de Fievel (1986 et 1991), Lauren Bacall dans Dogville (2003)...
Jacqueline Porel (1918-2012) a commencé sa carrière au cinéma et au théâtre dès le milieu des années 30. Au cinéma, on l'a vue dans Romance de Paris (1941), Razzia sur la chnouf (1955), Le Capitan (1960)... Au théâtre, elle a joué dans "Fric-Frac (1950), La Petite hutte (1956)...A la synchro, de par sa voix distinguée, Jacqueline Porel s'est également illustrée en doublant de célèbres actrices : Deborah Kerr dans Les Mines du roi Salomon (1950), Eleanor Parker dans Scaramouche (1952), Audrey Hepburn dans Sabrina (1954), Lana Turner dans Diane de Poitiers (1956), Kim Novak dans Adorable voisine (1958), Elizabeth Taylor dans La Chatte sur un toit brûlant (1958), Capucine dans La Septième aube (1964), Katharine Hepburn dans Devine qui vient dîner ? (1967)...
Toujours dans le doublage, Jacqueline Porel a signé aussi de nombreuses adaptations de films et de nombreux comédiens se souviennent encore d'elle comme d'une grande directrice artistique. En 2000, nous avions interrogé cette charmante comédienne, d'une grande classe, et elle nous avait dit avoir dirigé les doublages des films suivants : La Promesse de l'aube (1971), Shampoo (1975), Le Ciel peut attendre (1978), Kramer contre Kramer (1978), Tootsie (1982), Amadeus (1984), Dune (1984), Blue Velvet (1986), Out of Africa (1986), Good Morning Vietnam (1988), Mrs Doubtfire (1993)...
(Remerciements à Pascal Laffitte et à Rémi Carémel)
(c) La Gazette du doublage - 2012

Nous avons une pensée pour quelqu’un qu’il était toujours plaisant de voir à l’écran, le comédien Michel Duchaussoy, décédé à 73 ans dans la nuit du 12 au 13 mars 2012. Sociétaire honoraire de la comédie française, il avait notamment participé en 1982 à une adaptation très sympathique de la pièce d’Eugène Labiche, Le voyage de Monsieur Perrichon, avec Jean Le Poulain dans le rôle titre. On l’a souvent vu à la télévision et au cinéma, par exemple en père confronté à Jean Yanne, le meurtrier de son fils, dans Que la bête meure, réalisé par Claude Chabrol en 1969. Toujours pour Claude Chabrol, il avait doublé Anthony Perkins dans La décade prodigieuse (1971). Il prêtait aussi sa voix à Marlon Brando, dans le doublage originel du film Le parrain (1972) de Francis Ford Coppola, ainsi qu’à Klaus Kinski dans l’éprouvant L’important c’est d’aimer (1975), d’Andrzej Zulawski.
L’excellent comédien Pierre Tornade est mort à 82 ans le 7 mars 2012. Il avait fait partie dans les années 60 de la troupe des Branquignols de Robert Dhéry et Colette Brosset. Au cinéma, on pouvait voir son physique tout en rondeur, dans Le grand restaurant (1966), Le petit baigneur (1968), Mais où est donc passée la 7ème compagnie (1973), Dupont Lajoie (1975), On a retrouvé la 7eme Compagnie! (1975). Des personnages certes secondaires mais qu’il arrivait à rendre intéressants. Pour la télévision, il avait occupé le rôle récurrent du Commissaire Faroux, aux côtés de Guy Marchand dans la série Nestor Burma (1991-1998).