Le 29 octobre 2010, le comédien Bernard Musson s’est éteint. D’aspect dégingandé, avec un nez évoquant l’aigle, il était devenu à partir des années 50 un familier du cinéma français, qui l’avait un peu trop enfermé dans des petits rôles de cafetier, de serviteur ou maître d’hôtel. Luis Buñuel pensait souvent à lui pour donner une note de plus d’étrangeté à ses films, que ce soit dans Le journal d’une femme de chambre (1963), Belle de jour (1966), La voie lactée (1968), Le charme discret de la bourgeoisie (1972), Le fantôme de la liberté (1974), ou encore Cet obscur objet du désir (1977). La page qui lui est dédiée sur Wikipédia nous apprend qu’au théâtre, il avait récemment joué dans Bérénice de Racine, sous la direction de Lambert Wilson, en 2001, 2002 et 2008. http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Musson

Sa voix, au timbre plutôt plaisant, était reconnaissable dans de nombreux doublages. Mais là encore, il était généralement cantonné à des participations très furtives, sur des acteur anonymes. Citons par exemple un prêtre dans Ludwig ou le crépuscule des dieux (Luchino Visconti, 1972), un voyageur dans Il était une fois la révolution (Sergio Leone, 1972), un serviteur dans Psychose phase 3 (Richard Marquand, 1978), un preneur de paris dans Ça va cogner (Buddy Van Horn, 1980). Il avait aussi doublé le comique américain Don Rickles dans la série Max la menace (1965-1970), dans plusieurs épisodes dont le doublage datait des années 80. Enfin, on pouvait aussi l’entendre sur Nestor le majordome du château de Moulinsart, dans le dessin animé Tintin et le temple du soleil (Eddie Lateste, 1969).

(c) La Gazette du doublage - 2010