Le 2 mars 2012, Gérard Rinaldi nous a quittés. Dans les années 60, au sein du groupe Les Problèmes, il avait accompagné le chanteur Antoine. Puis il avait fait partie des Charlots, très populaires dans les années 70 et 80 tant sur le plan musical (Paulette la reine des paupiettes, Merci patron, L’apérobic) qu’au cinéma (La grande java, Les bidasses en folie, Les Charlots font l’Espagne, Les Quatre Charlots mousquetaires, Les Charlots en folie: À nous quatre Cardinal!, Bons baisers de Hong-Kong, Les Charlots contre Dracula).

Gérard Rinaldi avait parfaitement réussi sa carrière solo, après sa séparation avec les Charlots au milieu des années 80. Pour le petit écran, il avait tenu le rôle de Marc, vétérinaire marié à Sophie la doctoresse dans la sitcom Marc et Sophie, de 1987 à 1991. Il avait aussi une activité régulière en synchro, en doublant souvent Ted Danson, notamment dans Les voyages de Gulliver (1996), la série Damages (de 2007 à 2010) et parfois Burt Reynolds, tout d’abord dans Striptease (1996), puis dans la trilogie des téléfilms Hard Time (1998-1999), ainsi que Dustin Hoffman dans Last Chance for Love (2008). Il avait également été la troisième voix française de Dennis Franz dans la série policière New York Police Blues (1993-2005), en succédant respectivement à Jacques Richard et Henri Poirier. On pouvait aussi l’entendre sur Laurence Olivier dans la scène de bain, longtemps censurée, de Spartacus (1960), doublée après la restauration du film en 1991.

Toujours en matière de doublage, il était très doué pour donner de la voix aux personnages de dessins animés. Dès 1971, on pouvait l’entendre sur le chanteur de Square Dance de Daisy Town, il doublait aussi pour les Studios Disney le méchant professeur Ratigan dans Basil, détective privé (1986), avant de devenir la voix française habituelle de Dingo à partir des années 90. Plus récemment, il avait repris en 2008 les personnages auparavant doublés par Michel Modo dans Les Simpson. Un artiste de talent, qui inspirait beaucoup de sympathie, vient de partir.

(c) La Gazette du doublage - 2012