vendredi 21 octobre 2011
René RENOT (1927-2011)
Par François Justamand, vendredi 21 octobre 2011 à 14:12 :: News doublage
Comme la plupart des comédiens, René Renot était passionné par son métier mais, en plus, c'était un grand collectionneur de documents sur l'histoire de sa profession. Grâce à sa connaissance du parcours des comédiens de sa génération, nous avons pu compléter la nôtre. Il aurait pu écrire ses mémoires mais René était quelqu'un de discret, modeste, et talentueux qui n'aimait pas se mettre en avant.René Renot né Hiéronimus avait choisi de prendre comme nom d'artiste celui de sa mère pour ne pas être confondu avec son père, le comédien René Hiéronimus (celui-ci avait notamment été la voix française de la célèbre marionnette Charlie McCarthy du ventriloque Edgar Bergen). René était aussi le neveu d'un autre comédien, Emile Duard, qui avait beaucoup oeuvré dans le doublage dès les années 30, puisqu'il avait prêté sa voix à James Finlayson dans les films avec Laurel et Hardy et avait doublé le célèbre juge Fulton de la série cultissime Amicalement Vôtre (dans laquelle René Renot avait aussi participé ponctuellement).
Dès l'enfance, René Renot avait été bercé par le théâtre et le cinéma. Pendant la guerre, à Marseille, il se souvenait avoir vu bon nombre de films américains interdits en zone occupée. Ensuite, il avait fait l'Ecole de la rue Blanche (devenue ENSATT – Ecole nationale supérieure d'arts et techniques du théâtre).
Jeune comédien, il avait commencé notamment à travailler à la radio dans des dramatiques. La radio restera une de ses grandes passions durant toute sa vie puisqu'il avait même été proche du Comité d'histoire de la radiodiffusion.
René se souvenait que son premier rôle à la synchro dans un rôle principal était pour le film italien Sous le soleil de Rome (1948). Ce film avait été doublé par la société EDPS de Jean Rosenberg et avait été dirigé par Henri Ebstein.
Il nous avait dit avoir passé à la même époque des essais pour doubler Danny Kaye dans un film. Il ne savait pas pourquoi d'ailleurs ces essais avaient été organisés puisque c'était Maurice Nasil qui était la voix française attitrée du comique américain dans les films RKO. Il avait aussi passé des essais pour le doublage du Massacre de Fort Apache (1948)...
La comédienne Hélène Tossy avait aussi proposé à René de faire du doublage avec elle qui dirigeait des plateaux à la SIS (Société industrielle de Sonorisation).
Au cinéma, René Renot avait joué notamment dans Le viager (1972). La même année, à la télévision, il avait participé à une version de la comédie Irma la douce. Il avait joué dans de nombreuses pièces dont une de la série du « Théâtre ce soir » intitulée « Dance sans musique » (1981).
A partir de 1976, René avait fait partie de l'aventure du doublage de La Petite maison dans la prairie puisqu'il avait été la voix habituelle de Richard Bull (M. Olson). Ces dernières années, des producteurs canadiens avaient fait d'ailleurs appel à lui pour enregistrer en français la voix-off de Richard Bull dans un documentaire sur cette série.
Une des dernières prestations marquantes de René aura été pour une pièce radiophonique « Le syndrome de Sherlock Holmes » dans laquelle il interprétait le rôle du Docteur Watson (enregistrement les 24 et 25 avril 2006) aux côtés d'un Conan Doyle campé par l'excellent Michael Lonsdale.
René Renot est décédé chez lui dans les Yvelines le 10 octobre dernier. Toutes nos pensées vont à sa veuve, Josette.
(Remerciements à Rémi Carémel pour la photo)
(c) La Gazette du doublage - 2011

En 2003, nous avions questionné Claude Winter au sujet de sa participation à ses différents doublages. Elle nous avait surtout mentionné avoir prêté sa voix à Elizabeth Taylor dans L'Arbre de vie (1957), Soudain l'été dernier (1959), Cléopâtre (1963) et Reflets dans un oeil d'or (1967).
Nous avons eu confirmation par la Mutuelle des Artistes du décès de la comédienne Nelly Benedetti le 13 mars dernier à Paris. Elle allait avoir 90 ans le 18 décembre prochain.
Nous venons d’apprendre avec tristesse le décès, le 18 mars 2011, du comédien Michel Fortin, à l’âge de 63 ans. Au cinéma, dès le milieu des années 60 jusqu’aux années 2000, sa carrure râblée fut repérable dans de nombreux seconds rôles, dont le violoniste alpagué par Bernard Blier dans Buffet froid (1979) s’avéra certainement l’un des plus mémorables (voir la photo ci-contre). La télévision fut plus généreuse en lui offrant de jouer parfois des personnages avec plus de consistance, comme le père de famille azimuté dans la série Les Bargeot (1985), ou un ami récurrent du célèbre détective dans la série Nestor Burma (1991-2003).