Hier, la Cinémathèque Française proposait Faust en concert... Fallait-il s'attendre à une partition à la muet ou à une composition éléctronique façon Laurent Garnier? Rami Khalifé et son frères sont entrés en scène, l'un au piano, l'autre aux percussions. Et c'est au moment où Faust et Mephisto s'envolent vers l'Italie, Faust bien décidé à jouir des plaisirs de la vie, que la grâce commença réellement. Quelques moments de silence succédaient à la musique, rendant le film plus intense, encore plus magique. Le piano classique prenait des sonorités étranges, presque éléctroniques, les rythmes se faisaient presque orientaux (étaient-ce les origines libanaises des deux frères qui remontaient?), et l'on pensait parfois beaucoup à Radiohead, et plus encore à Thom Yorke, dernier opus solo. Equilibre parfait qui ne faisait jamais oublier le film, jamais oublier la musique.