La comédie américaine moderne se porte quantitativement bien, les nouveaux auteurs fleurissent, pas une semaine sans un titre ou deux à consommer ; une fois ce constat effectué, il faut pourtant avouer qu'elle souffre d'un travers persistant, cette omnipotence des acteurs pour lesquels les studios reproduisent ad libitum moult scénarios stéréotypés qui finissent par lasser - vincevaughneries et autres sandleritudes ; avec l'ami Duprée (Dupree in english - prononcez [dupriii] en traînaillant sur le [i]), c'est le sympatoche Owen Wilson qui se colle à l'exercice sans style et on s'oublie à penser que tous ces formidables comédiens, souvent plus subtils qu'il n'y paraît, feraient mieux de rempiler chez Wes Anderson ou David Dobkin, voire d'entreprendre les Farrelly. Quant aux frères Russo, Bienvenue à Collinwood n'avait guère convaincu ; ce ne sera pas Duprée qui nous rassurera sur leur capacité à transcender l'ordinaire ploucocrade.