samedi 23 décembre 2006

Histoires fantastiques - saison 1 (1985)

Avant les "Masters of Horror" de Showtime, il y eut donc ces "Histoires fantastiques" produites par Amblin (Steven Spielberg) pour Universal TV, selon le même principe d'une anthologie confiée à des réalisateurs prestigieux livrant un ou plusieurs épisodes de 26 minutes assez représentatifs de leurs styles respectifs. Au delà des disparités qualitatives (bien réelles), c'est d'ailleurs cet aspect qui retient aujourd'hui l'attention, avec l'édition en quatre DVD d'une saison 1 dominée par le romantisme triste de Clint Eastwood (Vanessa), la fantaisie naïve de Spielberg (La Mascotte), les délires goguenards de Joe Dante (Bouh !) ou la paranoïa fiévreuse de Martin Scorsese (Miroir, miroir). Quelques pépites supplémentaires agrémentent la collection, comme, par exemple, l'inattendu Cinéma secret de Paul Bartel (seconde version de son court métrage éponyme de 1968) préfigurant, non sans humour, le scénario dickien de The Truman Show. Fortement décriée lors de sa première diffusion (au luxe des tournages s'opposait la soi-disant pauvreté du résultat), l'initiative s'avère pourtant tout à fait intéressante, ne serait-ce que sur un strict plan cinéphilique, ce que confirme la saison 2 (à paraître) : de nouveau Dante et Bartel, mais aussi Zemeckis et surtout Danny DeVito dont la contribution furieusement destroy (La Bague) constitue l'un de sommets paroxystiques (et jouissifs) de la série.

dimanche 17 décembre 2006

Sauver l'ABC de Toulouse

Le site de l'Association des Amis de l'ABC est désormais en ligne à l'adresse suivante : http://www.amisdelabc.net. Une pétition de soutien au Cinéma de la rue Saint-Bernard à Toulouse y est disponible. En quelques clicks et autant de secondes, vous pouvez manifester très simplement votre soutien à la plus vieille salle Art et Essai de Toulouse, quelle que soit votre ville de résidence : le débat pour la survie des cinémas indépendants dépassent largement le cadre toulousain ! Si les collectivités locales n'apportent pas leur soutien rapide à son projet de rénovation, cette salle, qui compte 8 salariés, disparaitra dans un futur proche. Le témoignage de l'attachement populaire à ce lieu est primordial pour son avenir : http://www.amisdelabc.info/petition_signez.php.

jeudi 14 décembre 2006

American Dreamz (Paul Weitz, 2006)

Soyons honnête, les frères Weitz, contre toute attente, semblent devoir se bonifier avec l’âge. Partis d'American pie (1999) et ses affreuses sequels frelatées, via quelques étapes pas franchement originales (Les Pieds sur Terre, remake multiracial du Ciel peut attendre (1978) d’Elaine May et Warren Beatty, avec l’envahissant Chris Rock ; Pour un garçon (2002), d’après Nick Hornby, et En bonne compagnie (2004), qui enregistrent tout de même une volonté nouvelle de finesse psychologique ainsi qu’une certaine exigence dans le casting), ils aboutissent (provisoirement) au très inattendu American dreamz, farce gauchiste et frondeuse digne d’un Landis grand cru (on songe souvent, vu son côté "politiquement incorrect" et sa décontraction narrative, à Série noire pour une nuit blanche), où Hugh Grant, Dennis Quaid, Willem Dafoe, Mandy Moore et Jennifer Coolidge rivalisent en compositions réjouissantes sur les bases d’un scénario constamment irrévérencieux. Leur projet d’adaptation de Encore une nuit de merde dans cette ville pourrie, l’autobiographie fulgurante de Nick Flynn (récemment traduite en français par les Éditions Gallimard), tendrait à augurer qu’ils sont sur la voie d’une miraculeuse maturité... Dans l'immédiat, si vous avez raté en juin dernier la sortie trop discrète de cette comédie effrénée, rattrapez-vous sur le DVD, idéal pour une soirée euphorisante entre amis.

jeudi 7 décembre 2006

Serial auto-stoppeur (Larry Cohen, 2006)

Cette semaine, seconde livraison des "Masters of Horror" (saison 1, suite et fin - 7 DVD Universal Pictures Video) dominée, notoriété oblige, par les zombies revenchards de Joe Dante (Vote ou crève) et les turpitudes sanguinolentes de Takashi Miike (La Maison des sévices, seul épisode censuré aux USA), sur lesquels, d'ailleurs à juste titre, la critique portera volontiers ses commentaires. Aussi parlons un peu du plaisir pervers à retrouver ce vieux Larry Cohen derrière la caméra (deux films et un téléfilm en 16 ans, pour un monceau de scénarios plutôt fun comme Uncle Sam (William Lustig, 1997), Phone Game (Joel Schumacher, 2002) ou Cellular (David R. Ellis, 2004)), d'autant que sa contribution à l'anthologie Showtime, ironiquement auto-référentielle (tueurs fous, bébé difforme et ambulance - il ne manque qu'un serpent volant et quelques extraterrestres), nous ramène aux beaux jours des séries B cheap mais joliment troussées dont on pardonne, avec une indulgence complice et attendrie, les errements narratifs, surtout quand les gros bras de l'exploitation movie arpentent l'asphalte luisante en quête de jeunes filles à exterminer. Schéma classique, agrémenté ici d'une surenchère gouleyante, deux serial killers au lieu d'un, qui s'entretuent pour des questions futiles de territoire en engrangeant les dommages collatéraux au gré d'une succession totalement invraisemblable (donc savoureuse et jouissive) de chassés-croisés funestes filmés expressionniste et distancié. C'est basique, efficace, visuellement élégant (détaillez les cadrages), plein d'humour, d'énergie et de paranoïa poisseuse ; c'est du Larry Cohen.

lundi 4 décembre 2006

De la musique au ciné-club objectif-cinema

La prochaine séance de ciné-club objectif-cinema a été concoctée avec cinezik.org, le site de la musique de films. Elle aura lieu le 13 décembre à 20h au Studio des Ursulines, 10 rue des ursulines dans le 5ème arrondissement de Paris.

Au programme :
Fast de Dante Desarthe, mis en musique par Krishna Lévy, et La mort d'une vache de Dante Desarthe, suivis d'une rencontre avec le réalisateur et le compositeur.

Fast, de Dante Desarthe, scénario de Jackie Berroyer, avec Jean-François Stévenin et Karin Viard : Grand échalas gentillet, Jean-Louis vit, au fin fond de la France, avec son grand-père, Pépé. Dans l'épicerie de ce dernier débarque un jour une Parisienne, échouée dans le pays et qui,pour passer le temps,entreprend de déniaiser le joli benêt, lui laissant, pour seul contact, une boîte d'allumette publicitaire pour un fast-food de la capitale. Pépé meurt et Jean-Louis décide de monter, à vélo, jusqu'à la capitale afin de retrouver "la fille aux cheveux jaunes comme les frites". Débarqué de la planète Mars à Paris, Jean-Louis se laisse embaucher dans le fast-food ou il espère retrouver celle qu'il est venu chercher.


Mercredi 13 décembre
A 20h au Studio des Ursulines

Studio des Ursulines
10 rue des Ursulines
75005 Paris
Tél : 01 43 54 72 71