Avant tout, le produit se veut un malicieux hommage aux seventies (le comic d'origine date de 1972) et au cinéma américain populaire (= un rien bouseux) de l'époque : Hal Needham, Burt Reynolds, Bandit et C° - dans ces conditions, il est logique que les vaches meuglent quand les amoureux s'embrassent. Le personnage du Motard (et celui de son père) est travaillé façon Evel Knievel, Eva Mendes joue sa Sally Fields, roploplos en avant, la supporting cast nous la fait post-moderne, entre Mr Easy Rider (Peter Fonda, croquignolet) relooké Mephisto et Sam Elliott (ancien Knievel de 1974 - on apprécie le clin) en spectre westernide. Bref, Mark Steven Johnson infrafilme pour les cinéphiles quinquagénaires (dont nous sommes, attendris). A part ça ? Eh bien oui, c'est plutôt débilou, ça manque singulièrement de rythme (de scénario aussi, quand on y pense), Nicolas Cage sailoretlulahise de plus belle, face à la caméra, doigt accusateur et cris y afférant, bovin juste ce qu'il faut donc assez pathétique. Daredevil II, en somme...