A la thaï Chok-Dee triomphe haut la mandale, le Scorpion Cornillac n'ayant pas cette épaisseur existentielle propre aux transes durringeriennes. Mais tout de même, notre Marius maso (de Fréjus) carbure fort au compteur du feeling, surtout lorsqu'une blonde Karole Rocher (chouchoute de la scénariste par ailleurs réalisatrice Sylvie Verheyde) lui fait face cabossée, derrière comptoir de boîte ou nocturne sur l'asphalte : les scènes sont belles, leurs faciès intérieurs, les voix justes et rugueuses. Le caracolant Seri, camera operator des fights yamakazis, sait filmer mieux qu'en France - avec un peu de bouteille, il finira aux States à embloquer Bruce Willis.