Adam McKay, qui joue toujours pour l'écurie Apatow en compagnie de l'acteur-scénariste Will Ferrell, délaisse ici Ron Burgundy, présentateur-vedette, pour s'intéresser à la destinée picaresque d'un bradassé des stockcars, dans la vraie tradition américaine de la farce ironique à forte fragrance testostérone. Grand barouf vrombissant et burné qui nous ramène, jeunesse jeunesse, aux exploits du grand Burt, voire d'Evel, orchestrés sans complexe par l'ancêtre Hal Needham dans les nobles seventies. A peine relooké, ce bath courant déconno-bouseux (au passage anti-Bush) n'a rien perdu de son charme - on rigole (c'est même très drôle), ça décape côté american dream, les acteurs nous chahutent, Ferrell pole position, John C. Reilly grandiose et l'outsider Sacha Baron Cohen en français gay et snob qui vous cite William Blake avec un con d'accent. A l'arrivée, Will et Sacha se roulent une jolie pelle devant les barbies ébahies. Vavavoum !