dimanche 30 décembre 2007

La collection des courts-métrages Pixar - volume 1 (1984-2007)

Terminons l'année familial : la compilation sus-nommée est une sacrée merveille, un cadeau pour les yeux, le coeur et les neurones, tant l'alliance du visuel (époustouflant), de l'émotion (souvent triste) et de l'intelligence (cultivée) semble gouverner toute production Pixar, depuis les incunables du génie Lasseter (décidément un des plus vifs réalisateurs vivants) et de son disciple Brad Bird, jusqu'aux récentes innovations, hilarantes, mélancoliques, savamment primesautières. On rit on pleure on s'ébaudit, on s'angoisse pour la vie pas facile de ce petit monde virtuel qui, surgi des octets et folles programmations, nous paraît plus qu'humain. Allez viens, on remet ça et après, hop au lit !

samedi 29 décembre 2007

Charlie, les filles lui disent merci (Mark Helfrich, 2007)

Là, il y a tout de même à dire... Pour son premier film, le monteur attitré de Brett Ratner (occasionnel de Joe Dante et Paul Verhoeven) nous fait du néo-Farrelly brouillonneux avec pingouins coprophages, obèse pustulante et Jessica Alba burlesque (qui se débrouille très bien). L'inspiration rhode-islandaise coule à flots, alimentée par force citations et la présence zarbi du comique bostonien Dane Cook (pas vraiment joli garçon, inquiétant, névrosé), au fil d'une love affair hystéro-cafouilleuse dialoguée soupirs de chiottes. Quand on y réfléchit, c'est franchement mieux que la guimauve romcom, suffisamment malaisant pour devenir regardable. Allez, encore quelques efforts, un pet plus radical, un brin moins para-beauf ; encourageons l'obscène.

vendredi 28 décembre 2007

Frère Noël (David Dobkin, 2007)

A coup sûr, les fans électrisés du formidable Serial Noceurs (2005) vont être passablement furax et les critiques, souvent à juste titre, ne sont guère indulgentes pour ce pauvre Dave Dobkin qui, de "révélation prometteuse", passe direct à la trappe du has been sirupeux. Nous sommes gênés gênés, car nous aimons bien Vince Vaughn (encore plus Giametti), mais c'est vrai, le Fred Claus du titre original n'a pas l'étoffe d'un Bad Santa trashy, à peine celle d'un garnement bonasse qui tortille fort du cul. Restent quelques saillies rigolotes, comme la réunion thérapeutique des "frères anonymes" ou la course-poursuite des Pères Noël dans les rues et magasins enguirlandés - le reste est gnagnassou, mal filmé mal monté, languissant... Halala !

lundi 10 décembre 2007

Les Femmes de ses rêves (Bobby & Peter Farrelly, 2007)

Comme je termine un livre sur les Farrelly (qui paraîtra courant 2008), je ne vais pas m'étendre... Juste un mot pour dire que cette escapade conjugale au pays des mariachis agaçants ("Dididadada ! STOP ! Dididadada ! Dididadada !") et du mégagigakitsch consommé traduit, quoiqu'en disent la plupart des critiques - bienveillantes ou abruties - une montée en puissance de la misanthropie farrellienne (déjà fort sévère dès Dumb & dumber), au point que même le personnage central (Ben Stiller, gravissime) n'est plus un "gentil garçon" et que le spectateur ne sait guère à quel saint s'identifier. Strict reflet inversé de L'Amour extra-large (sous la beauté les freaks), le Kid-Briseur-de-Coeurs nage en pleine sinistrose, comme jamais depuis S.O.B. (de Blake Edwards) ou quelques Wilder bien trempés (Embrasse-moi, idiot, La grande combine, Spéciale dernière). Noir c'est noir (vigoureusement cracra aussi), à l'image de l'adage des frangins : "Chaque jour est meilleur que le suivant signifie que ça empire chaque jour".

jeudi 6 décembre 2007

La chambre des morts (Alfred Lot, 2007)

Eternelle grande question : le cinéma français (de genre) doit-il singer l'américain pour fédérer les foules et fleurer bankable ? La réponse est non non non, mieux vaut Audiard (père, pas fils) que Kassovitz (fils, pas père), Durringer que Jacques Deray, les marlous parigots que few serial killers. Alors donc on renâcle, on s'impatiente, sur ce Se7en franchouillou enrobé CSI, sa profileuse frigide, ses toquées décorum. Ma femme a bien aimé, elle adore les polars et il faut bien admettre que c'est plutôt joué voire mis en scène (ce qui n'est pas toujours le cas au Multiplex). Ceci dit, quel enjeu dans tout ça ?

mardi 4 décembre 2007

Evel Knievel (1938-2007)

Moi qui tiens à peine sur un vélo et chope le vertige sur mon échelle de bibliothèque, Evel, je l'ai aimé tout de suite. C'était au début des seventies, j'avais 13-14 ans, il sautait déjà par dessus une enfilade de bagnoles ou de gros culs avec sa chouette moto (une Harley) et son costume étoilé, à Vegas ou dans la pampa, mieux qu'un super-héros de la Marvel (il existait vraiment) mieux qu'un catcheur de la WMBA (il portait plus classieux), et je me souviens qu'en 1971, il s'était enquillé le Snake River Canyon à Twin Falls (Idaho), qu'il avait fait filmer son exploit du Caesar's Palace par John Derek et Linda Evans, qu'il avait joué son propre rôle dans un épisode de Super Jaimie, qu'il figurait dans le Guinness Book of Records comme "L'Homme au 35 fractures", qu'on le surnommait respectueusement le "Daredevil Motorcycle Punk", que Stan Lee (rarissime hommage) avait fait dessiner une BD exprès pour lui - enfin bref, ça reflue côté Flower Power, Hell's Angels, séries Z virevoltantes, aujourd'hui qu'il est mort. Parce qu'évidemment, je n'ai raté aucun des films inspirés par sa Geste auto-promotionnelle, aucune épopée celluloïdo-carbonique, depuis Evel Knievel (Marvin Chomsky, 1971) avec George Hamilton, jusqu'à... Evel Knievel (John Badham, 2004) avec George Eads (celui des Experts et de L'Oréal), en passant (must des must) par Viva Knievel ! (1977) du petit grand Gordon Douglas, où il accédait enfin au statut d'acteur de cinéma et tapait dans le dos de Gene Kelly et Red Buttons... Allez j'arrête, je me fais vieux, je retourne sur Ebay me payer quelques memorabilies (comme le ticket d'origine du Wembley Stadium Jump de 1975, mis aux enchères à 68 € 22), mais la concurrence est rude !

9° Festival des Cinémas Différents - Du 4 au 9 décembre 2007 (Archipel/Mains d’Oeuvre, Paris)

La 9° édition du Festival des Cinémas Différents de Paris investira deux nouveaux lieux : du 4 au 7 décembre, le cinéma l’Archipel et du 8 au 9 décembre, le lieu Mains d’OEuvres, plus spécialement dédié au cinéma élargi et aux installations.
Manifestation internationale, sans compétition, cette nouvelle édition présentera des œuvres inédites, récentes, de court et de long métrages, typiques ou trans-genres, qui interrogent plus précisément cette année, le Cinématographique. La boîte noire, la toile blanche, l’écran, plutôt que les rapports pluridisciplinaires qu’entretient l’image en mouvement avec le cinéma, l’art vidéo, les arts plastiques, les scènes et plateaux des arts vivants et le multimédia.
Une thématique générale autour du portrait, s’inscrira en fil rouge, tout au long du festival avec quatre séances spécifiques : Paysages état d’âme, Riot Girls, Incarnations, Corps animés et une séance à la marge du documentaire, présentée par Philippe Cote : Filmer l’autre, regarder le monde.
Une attention particulière sera portée à des artistes qui ont su à leur manière tracer leur chemin, ouvrir des voies. Les canadiens, Richard Kerr, l’un des maîtres du Found Footage, pratique récurrente du cinéma expérimental, et le dernier volet de la trilogie élégiaque de Solomon Nagler, membre du Collectif Jeune Cinéma. Les cinéastes Frédérique Devaux et Moira Tierney liées toutes deux à la pellicule, au médium même, du photogramme comme motif graphique pour l’une et la captation de l’instant, l’impression spontanée de la lumière et des visages, pour l’autre. Les scandinaves, Marcus Nordgren, cinéaste plasticien et ses complices du cinéma d’animation suédois, développant un travail singulier à la frontière de l’animation expérimentale et de la fiction et la jeune finnoise Oliwia Tonteri, remarquée cet été aux Etats Généraux du film documentaire de Lussas.
Une table ronde autour de la Conservation et la Restauration du cinéma expérimental et une séance dédiée au jeune public seront du programme.
Une soirée de clôture hybride et festive avec les propositions plastiques et sonores de Yo ana Urruzola & Stefano Canapa, et un set énergique du groupe FATALE.

Pour retrouver le programme intégral, visitez le site du Collectif Jeune Cinéma : www.cjcinema.org

Contact
: COLLECTIF JEUNE CINEMA
Mains d’Oeuvres (atelier 11)
1 rue Charles Garnier
93 400 Saint Ouen
+33 (0)1 40 11 84 47
cjcinema@wanadoo.fr