jeudi 23 avril 2009

Small Black room- Michael Powell (1949)

1943- Le gros des services secrets britannique se penche sur un thermos désobligeamment égaré par la Weirmart sur les plages de l’union Jack. Ce film participe de deux traditions, l’une est celle du film mineur de réas majeurs : Sabotage d’Hitchcock, L’argent de poche de Truffaut, ; l’autre est celle du Grand Sommeil de Hawks : cette histoire dirigée d’un regard de maître est a peu prés incompréhensible. Seuls deux, trois scènes sauvent le film : David Farrar rentre chez lui. Sa femme l’a quitté. Elle a reprise ses affaires, jusqu'à son portrait, laissant le cadre vide. A l’intérieur s’y reflète l’acteur. Face à face avec l’absence. Il y reconnaît une lourde solitude. Le plan d’après, un plan de maître, il s’en prend à cette absence. Dans cette colère on y voit déjà Mason dans Bigger Than Life (Nicolas Ray-1956).

Small Black Room, a Small Black Film.

Vendredi 24 Avril sur Ciné Cinéma Classic, et tout les vendredi l'intégrale Michael Powell.

dimanche 19 avril 2009

HISTOIRES CROISEES

Alice de Andrade a réalisé un film sur son père Joachim Pedro de Andrade, pilier du cinéma novo brésilien. A travers un instructif documentaire la jeune réalisatrice (autrefois assistante de Boorman, Téchiné ou Assayas) nous fait revivre une époque et un cinéma. Un travail de patrimoine (« héritage du père »), essentiel et passionnant permettant de mettre en perspective les deux films programmés par la chaîne le Jeudi 30 Avril : Guerra Conjugal, difficile métaphore sur le pouvoir (ici au sein du couple) d’un Brésil enclin à la dictature ; et Macunaïma sorti en France avec l’aide de Claude Lelouch et la revue Hara Kiri dans les années 70. Franc-tireur et anar.

Histoires Croisées samedi 25 Avril sur Ciné Cinéma Club.

mercredi 8 avril 2009

Brive. 6 Avril 00h10

Voûte céleste et satinée, c’est sans sommeil que je te traverse ville endormie. Le mystère a fait de nous 5O spectres, poils hérissés par la voix de Christophe. Souffle dans les branches de notre enfance. Harpe, et frémissements des feuilles, où s’arpègent gravement des notes pigmentées. Rouge de la braise dans la nuit. Bleu nuit du petit matin. L’homme porte un léger foulard à la veste. De Gainsbourg il n’a rien à apprendre. Ni le vin, ni la messe. A cette heure nous sommes redevenus nus, et enfants. Tous sans passé. Le foulard remonte, secrètement, jusqu’au cordes vocales. Là, habillé d’un voile, le chant s’est ganté. Profond. Velours. Egaré. Loin les Browning , Ophuls et Femme à sacrifier. Qui sommes nous en cette nuit ? Et qu’avions-nous vraiment à dire ?

Il y a de ces heures tardives qui apprennent comment rester en vie.



Ci-dessus: Christophe en compagnie de Sébastien Bailly, délégué général du festival de moyens métrages de Brive, en coulisse du Théâtre des Gavroches.