Approché dés 2005, Takeshi Kitano a attendu une actualité cohérente pour accepter l’invitation de la Fondation Cartier, et ainsi endosser l’autre visage de celui qui est plus connu comme animateur (l’équivalent de Vincent Lagaff) au Japon, que plasticien ou cinéaste.



Et c'est assez saisissant, durant une conférence de presse, de voir le clown Takeshi se redresser sur sa chaise et nous expliquer que son père, au sortir de la seconde guerre mondiale, plongé dans l'échec et la boisson, rentrait saoul et violent à la maison. Qu'il battait sa mère. Qu'il n'avait pas accepté de devenir peintre, ouvrier en bâtiment, lui autrefois artisan laqueur.
Dans les multiples activités de l'homme Kitano (chanteur, animateur, acteur, peintre, artiste contemporain, amateur de vin ou de science.. ) il est difficile de savoir si son travail d'artiste peintre n'aurait pas servi à venger son père, et que les coups de pinceaux, enlèvent - psychologiquement au moins - ceux portés à sa mère. Toujours est-il que dans la période précédent la production de Achille et la Tortue, Kitano - fort de 8 émissions télé par semaine, tout de même - trouva le temps de peindre quelques 200 toiles, dont quelques unes sont présentées dans cette exposition : Gosse de Peintre.

Achille et la tortue de Takeshi Kitano en salle actuellement.
« Beat Takeshi Kitano, gosse de peintre » du 11 mars au 12 septembre à la fondation Cartier.
« Takeshi Kitano l'iconoclaste, le cinéaste et l'acteur pour le grand et le petit écran», du 11 mars au 21 juin au Centre Pompidou.
« Kitano par Kitano » entretiens avec Michel Temman (éd. Grasset).