Petite ou grande, car bien souvent les jeunes réalisateurs préparent leurs longs métrages et, bien qu’irréprochables, n’utilisent pas le court métrage comme une forme en soi et manquent de l’audace d’un Kenneth Anger ou d’une Maya Deren.

Cela dit, lorsque nous nous retrouvons face à un Arthur Harari (Des Journées dans la Rue- La Main sur la Gueule) ou un Olivier Babinet (C’est plutôt Johnny Walkerr- diffusé dans le troisième volet samedi 1er Mai) on oublie ce genre de considérations infructueuses. On paraphrase les mots de Chabrol : « Certains sont faits pour s’exprimer dans le long, d’autres dans le court, un romancier a-t-il besoin d’écrire des nouvelles ? ».

La directrice observe qu’ « avant il fallait toujours expliquer ce qu’était le court métrage. On disait : "c’est une carte de visite". Aujourd’hui grâce à la démocratisation des outils, le court est décomplexé, on peut faire son film de manière traditionnelle avec un producteur, une équipe mais aussi avec des amis et une caméra Dv. Cela permet d’y découvrir des choses neuves et intéressantes."

Affcionados de festivals courts, Pascale Faure fut également la co-scénariste d’un grand du petit format : Claude Duty. Aussi c’est avec élan et passion qu’elle nous parle de deux de ses poulains : Antonin Peretjatko (réalisateur de Paris Monopole) et Olivier Babinet : « Ces films ont été décisifs pour eux, parce qu’ils ont été beaucoup vus et bien vus. Antonin qui a un univers particulier a fait le making-of du Prophète, Olivier prépare un long-métrage : le court métrage aura fait son travail. » Plus tard : « Notre rôle est de reléguer cette inventivité, d’être en phase avec l’actualité des prix et des festivals, mais nous fonctionnons également au coup de cœur. Si un film nous est envoyé et qu’il nous plait nous pouvons le diffuser. »

A vocation moins confidentielle que ses collègues, Mickrociné bénéficie d’un horaire de grande écoute : tous les samedis soirs à 22h30. Une case où vous découvrirez des filmographies du monde entier : « Grâce aux nouveaux outils numériques la production s’est multipliée par 2 ou 3. On y expérimente, on y tente, on peut essayer d’y être créatif : on peut faire la différence avec l’énergie et la foi. » nous assure -t-elle.

3 programmes spécial 200ème : Samedi 17 et 24 Avril à 22h30 et le 1er Mai à 22h30 toujours.
Un grand merci à Pascale Faure.