- Qui c’est celui là ? Mmm ? Le batteur de Ouï-Ouï ? Ecoutes, c’est pas chaque fois qu'un hurluberlu attrape une caméra que je vais ouvrir mon portefeuille.

Jeune cinéphile je n’étais pas bien avec le clip et la pub. Je traçais une ligne bien nette et finie entre l’éclat solaire, brûlant, du cinématographe et la misérable place de petit commerçant que pouvait –être le clippeur et pis, son grand frère, le publicitaire. Aujourd’hui (ça doit être le poisson, les Omega 3) une partie de mon cerveau s’est développé et, un peu comme le décodeur de Canal+Cinéma, un monde en clair a fait irruption dans l’obscurité rugueuse qui me servait d’existence. Les grandes statues qui ornaient les portes de mon mausolée de cinéastes a été balayé par le souffle des 4 kilos d’explosifs qu’ont déposés devant elles quelques imagi-natifs, furent-ils barbus et intégristes. Aujourd’hui mon temple est moins surveillé : « Rien dans les mains, rien dans les poches ? T’as des idées ? Vas-y embarque ! ».

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