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RENCONTRES DU
MOYEN METRAGE
DE BRIVE 2004

UN CAS D’ECOLE

de Leonardo di Costanzo
Par Nicolas JOURNET

SYNOPSIS : Dans un collège de la banlieue de Naples, les professeurs tentent d’exercer leur métier, au milieu du chaos qui règne parmi les élèves, la plupart en grande difficulté scolaire. La directrice essaie de préserver le moral des enseignants et les valeurs de l’école républicaine...



A L’ECOLE DE LA REPUBLIQUE

Un cas d’école n’est pas d’une originalité folle. Le documentaire sur l’école est en passe de devenir un genre à part entière. Tout particulièrement en France où Être et avoir de Nicolas Philibert pour le cinéma et Madame la Proviseur de Thierry Lestrade pour la télévision ont lancé une tendance. Il faut dire que dans notre contrée les questions éducatives sont comme les choix tactiques de l’équipe de France de football : très peu de gens s’y connaissent, mais tout le monde a son avis sur le sujet.

L’intérêt de Un cas d’école ne se situe donc pas dans la description de la vie du collège. Les élèves turbulents qui n’arrivent pas à tenir en place, les conflits de personne entre jeunes, les passages dans le bureau de la proviseur et les savons qui s’en suivent, les parents eux aussi convoqués et qui montrent une implication diverse dans la vie scolaire de leur progéniture... Toutes ces scènes ont été trop vues pour réellement passionner.

Le film de Leonardo di Constanzo trouve en fait sa justification dans l’état des lieux qu’il dresse de l’éducation en Italie. À voir les discours des hommes politiques français et les articles de la presse hexagonale, on pourrait que la France est en voie de déliquescence avancée. Un cas d’école permet de constater qu’au lieu d’avoir une France qui tombe il s’agit plutôt d’une Europe en mal d’identité.

Leonardo di Constanzo filme des jeunes Napolitains qui ne savent pas parler italien. Ils s’expriment dans l’argot local, mais se trouvent en fin de collège incapables de prononcer un mot dans leur langue national. Et ce ne sont pas des immigrés de deuxième ou troisième génération, ce sont des Italiens tout ce qu’il y a plus de ritals. Le fait qu’ils maîtrisent mal la langue de leur pays relativise la situation éducative française.