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NICHOLAS MEYER
Réalisateur, scénariste, écrivain
Entretien réalisé en 2004
Par Thierry ATTARD
Merci à Kathryn HODSON et
à Xavier VARAILLON

Nicholas Meyer est sans conteste un des artistes les plus importants du cinéma américain : romancier, scénariste, réalisateur, producteur, il a revisité avec intelligence le mythe de Sherlock Holmes, laissé son empreinte à la franchise Star Trek et marqué l’histoire de la télévision avec Le jour d’après, sa vision de l’apocalypse nucléaire. Adaptateur de Philip Roth, cet homme d’art et de culture nous accorde un entretien.



Objectif Cinéma : Nicholas Meyer, vous êtes définitivement un maître dans l’art de raconter des histoires. Quand avez-vous décidé de concevoir vos propres histoires. Quels livres vous en ont donné l’envie ?

Nicholas Meyer : J’ai commencé à m’intéresser à l’art de raconter des histoires en écoutant les histoires que mon père me lisait le soir avant que je ne m’endorme : cela allait de Winnie l’Ourson aux contes de fée des frères Grimm en passant par Histoires comme ça de Kipling et plus tard les mythes grecs. Vers l’âge de cinq ans je dictais mes propres histoires à mon père ; après deux années à faire ça comme passe-temps il m’a dit que je devrais écrire ces histoires moi-même et j’ai toujours procédé ainsi depuis.

Objectif Cinéma : Quels sont les films qui vous ont influencé ?

Nicholas Meyer : L’Opéra des gueux de Peter Brook, Henry V (tous deux avec Laurence Olivier ce qui est important), les Marx Brothers, les films de gangsters de la Warner Brothers, Le Tour du monde en 80 jours et une liste sans fin qui comprend Woody Allen, Hitchcock, Ford, John Huston (mon réalisateur américain favori), Louis Malle, etc...

Objectif Cinéma : Habituellement un raconteur d’histoire aime écouter, lire et regarder de bonnes histoires...

Nicholas Meyer : Mes goûts en matière d’histoires sont catholiques et éclectiques et tel est le cas avec ces metteurs en scène. Je ne me suis jamais soucié du fait que les histoires soient drôles ou sérieuses, si elles se passent dans le présent, si elles sont historiques ou si elles relèvent de la science-fiction. Tout ce qui m’intéressait c’est qu’elles soient de bonnes histoires.

Ma définition d’une bonne histoire est qu’une fois que vous l’avez entendue vous comprenez pourquoi quelqu’un a voulu vous la raconter. Henry James a dit que le moins que vous puissiez faire avec une œuvre d’art c’est qu’elle soit intéressante ; et que le plus que vous pouvez exiger et qu’elle vous remue.