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TRISTAN HARVEY
Comédien & responsable
d’un site Québécois
sur le doublage
Entretien réalisé en 2004
Par Thierry ATTARD

Tristan Harvey est à la fois un comédien doué issu de la relève du doublage du Québec et un homme de communication qui met humblement mais efficacement son savoir-faire au service de l’industrie québécoise et de ses professionnels. Le site Internet dont il est en charge avec une équipe très active est devenu une référence dans toute la francophonie.



La Gazette du doublage : le doublage québécois a su se renouveler en donnant sa chance à de nouveaux talents parfois enrichis par une expérience acquise parallèlement à l’art de la comédie. Vous avez une formation de comédien mais avant d’exercer votre maîtrise vocale dans le doublage vous vous êtes fait connaître dans l’univers de la communication. Pourriez-vous nous parler de votre formation, de ce que vous avez fait ensuite et de ce que votre formation de comédien vous a apporté dans cette première activité.

Tristan Harvey : Mon amour pour le doublage a commencé très jeune. En effet, dès le lycée je me suis passionné pour ce milieu. J’étais un élève très discret et sérieux, et cette idée de travailler derrière un micro loin des regards indiscrets me plaisait. C’est pourquoi j’ai commencé plus sérieusement à m’attarder aux cours d’art dramatique.

Le travail sur scène me plaisait bien mais cette fascination pour le travail au micro m’a aussi permis de faire de la radio. J’ai tout de suite eu le coup de foudre pour ce métier et j’ai commencé à allier théâtre et radio. Je voulais faire de la radio professionnelle et le milieu des écoles de théâtre me plaisait moins.

C’est avec cette idée en tête que je me suis inscrit au Conservatoire Lassalle une petite école de 200 élèves spécialisés dans la communication et le théâtre. Après deux années passionnantes, il m’a fallu choisir entre étudier le théâtre ou faire de la radio. Mes parents, tout deux enseignants au niveau supérieur insistèrent pour que j’entame des études à l’Université ce qui je fis à contre cœur. Être admis à l’Université en communication tenait presque du miracle, car ce secteur était contingenté et je n’avais pas d’autres intérêts que le théâtre et la radio.