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J’ai aussi fait un spectacle de poésie accompagné d’un guitariste classique dans le cadre d’un festival d’été, à Orford, qui avait très bien marché. Les gens ici aimant beaucoup la poésie en particulier celle de Clément Marot dans laquelle ils retrouvent des similitudes de langage. J’ai également enseigné la lecture, la façon de dire la poésie.

La Gazette du doublage : En 1979, vous avez réalisé et écrit le feuilleton La Lettre de Nouvelle-France. Pourriez-vous nous en dire quelques mots ? Comment s’est passé la collaboration avec Michel Arcand, monteur exceptionnel qui plus tard a exercé son talent sur de très grosses « machines » hollywoodiennes ?

Vincent Davy : Tout cela est très loin (décidément, c’est un leitmotiv) mais je dirais en gros que j’avais écrit un premier épisode et le synopsis de cette histoire pour exorciser un grand malheur et qu’après les avoir envoyés à quelques producteurs je n’en attendais pas grand chose ; puis ce n’est que deux ans plus tard que quelqu’un les a sortis de son tiroir, m’a demandé de terminer la rédaction des douze épisodes restants en trois mois et d’en assumer la réalisation.

Ce ne fut hélas pas un succès à cause de mon inexpérience en ce domaine et ce malgré la présence d’une magnifique équipe à mes cotés. A ce sujet, le travail de Michel Arcand a été remarquable car il a sauvé les meubles et je me souviens de lui comme de quelqu’un de très talentueux et généreux.

La Gazette du doublage : Vous avez joué sur scène dans Les Femmes savantes de Molière sur une mise en scène de Daniel Roussel. Qu’avez-vous joué d’autre au théâtre ? Qu’y recherchez-vous en tant qu’artiste ?

Vincent Davy : Comme je vous l’ai mentionné plus tôt j’ai fait pas mal de théâtre dans ma vie, au Québec j’ai rarement joué des rôles principaux car il eut fallu que j’abandonne mes activités au doublage. J’y ai trouvé la satisfaction d’avoir à m’exprimer dans une langue solide (point très important pour moi) et aussi celle d’y retrouver les racines de ma formation.

Je parle au passé parce que je ne pense pas remonter un jour sur scène (même si Les Femmes savantes s’est révélé une expérience très positive pour moi) lorsqu’on n’en fait pas régulièrement, la machine se rouille, la mémoire surtout... et le mauvais trac devient omniprésent.