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FREDERIC SCHOENDORFFER
Réalisateur

Entretien réalisé à Paris,
en novembre 2004,
Par Claudia COLLAO

A l’occasion de la sortie du DVD de son dernier film Agents secrets avec Monica Belluci et Vincent Cassel, Frédéric Schoendorffer évoque ses influences, son parcours de Scènes de crimes à Agents secrets.

Discussion avec un réalisateur autour de la première édition DVD d’Agents secrets où se mêlent bonus attendus (making of, scènes coupées, promo reel, bande annonce) et quelques surprises confectionnées par ses soins.



Objectif Cinéma : Dans les bonus du DVD d’Agents secrets se trouvent les bonus dit « classiques », et une interview de vous qui mentionne vos choix de mise en scène et éclaircit tout malentendu : Il ne s’agit pas d’un film d’action « à l’américaine »...

Frédéric Schoendorffer : C’est parce que j’aime ce genre-là que je fais des films comme les miens. J’essaie aussi de faire des films « réalistes », dans le sens ou je souhaite donner l’impression au spectateur que ce qu’il voit pourrait être vrai. Et c’est là qu’effectivement je n’applique pas de traitement « à l’américaine ». Parce que les films américains actuels (surtout les films d’espionnage et d’action) ne sont pas réalistes. Les films que je fais sont plus proches de ceux faits dans les années 70.

Objectif Cinéma : Par exemple ?

Frédéric Schoendorffer : Je n’ai pas envie de me comparer mais French Connection, Marathon Man...ce genre de film. Des films pour adultes, où il y a une thématique pour adulte, avec un sentiment de vérité. Quand vous regardez Marathon Man, c’est une histoire complètement inventée, il n’empêche qu’elle est crédible...(...)

Le cinéma américain des années 70 n’était pas encore devenu infantile. Dans les années 70, les gens qui allaient au cinéma étaient les adultes et à partir du début des années 80, ce furent davantage les jeunes. Les sujets se sont adaptés au public.