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DVD

LOST IN
LA MANCHA

de Keith Fulton
et Louis Pepe
Par Laetitia HEURTEAU

SYNOPSIS : Lost in la Mancha dévoile les coulisses d’un film inachevé, intitulé L’Homme qui tua Don Quichotte. Pendant plusieurs semaines, Keith Fulton et Louis Pepe ont suivi le réalisateur Terry Gilliam dans son combat désespéré pour sauver un projet qu’il développait depuis plus de dix ans.



POINT DE VUE

Lost in La Mancha, sorte de géant making of de l’échec de la production d’une œuvre cinématographique ambitieuse, dans sa version DVD va plaire aux passionnés de Terry Gilliam, mais aussi tout simplement aux passionnés de cinéma.

Le projet initial de filmer son Don Quichotte date de 1991, soit dix ans de gestation dans le cerveau génial de l’ex-Monthy Python. Le personnage de Cervantès ne cesse de fasciner Gilliam pour les thèmes qu’ils traitent et que Gilliam souhaitait s’approprier, à savoir : la réalité, le fantasme et la folie. Lost in La Mancha raconte justement l’histoire de Don Quichotte/ Terry Gilliam, en sorte d’exalté qui bataille contre les évidences. Comme son héros, Gilliam veut faire « voir le monde par ses yeux », souligne son producteur, à huit semaines du tournage. Ce dernier ne sait bien évidemment pas que ses propos se révéleront prophétiques.

En 1957, Orson Welles avait déjà tenté en vain d’adapter Don Quichotte à l’écran. Une sorte de malédiction planait donc sur le sujet qui avait hanté Welles pendant plus de vingt ans et Gilliam pendant près d’une décennie.

Ce qui devait servir au départ à un simple making of du film se transforme très vite en une sorte de making of du film-fantôme. Des récits enthousiastes du projet les premiers jours de pré-production, illustrés par des story-boards animés, additionnés de la voix de Gilliam, en plein dans son trip, aux premiers doutes financiers et logistiques, à la colère de Dame Nature sur les plateaux (celui du désert espagnol est purement et simplement saccagé par une pluie torrentielle qui endommage gravement le matériel de l’équipe technique), au désistement de Jean Rochefort (le personnage principal) pour cause de maladie, Lost in La Mancha dévoile petit à petit la mise en marche de cette machine infernale, appelée communément « poisse ».

Le pire est que Terry Gilliam n’en est pas à son premier fiasco cinématographique. Son film, Les aventures du Baron de Münchausen plane sur sa tête, en souvenir terrible, comme l’épée de Damoclès.