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DVD

LES CLOWNS

de Federico Fellini
Par Myriam OHAYON

SYNOPSIS : Dans Les Clowns, Fellini nous fait partager sa crainte et son attirance pour les chapiteaux de son enfance, et pour le cirque quotidien des êtres étranges qui hantent les villes comme les clowns hantent les pistes. Il mêle à cette évocation poétique un regard documentaire sur les grands clowns d’hier et d’aujourd’hui, et va à leur rencontre. Mais pour l’enfant fasciné, les clowns sont morts, et un grand final, carnaval funèbre dirigé, comme dans Huit et demi, par le maestro lui-même, met en scène l’enterrement tragique et burlesque du dernier clown.



POINT DE VUE

On dit souvent que les réalisateurs se mettent souvent en scène, plus ou moins consciemment, dans leurs propres films. Rien n’est plus juste pour Fellini, cinéaste italien des plus reconnus pour son originalité et pour ce caractère très personnel de ses films.

Ainsi, dans Huit et demi, on retrouve les années d’internat cauchemardesques de Fellini. Dans I Vitelloni, c’est la période de l’errance. Le film se construit comme un journal, comme une fresque familiale dans laquelle les personnages se méprennent dans leur ennui, et rêvent à de lendemains plus palpitants. La fin, où Moraldo part à la poursuite de son destin, n’est pas sans rappeler Fellini lui-même.

Mais revenons à cet internat mentionné plus haut. Une anecdote raconte qu’enfant, le petit Federico se serait enfuit de son collège avant de croiser la route d’un cirque. Après avoir assisté au spectacle, il aurait passé la nuit avec les forains jusqu’à que son directeur ne le retrouve. Cette petite histoire semble avoir pris plus d’ampleur dans les films du cinéaste, comme si elle n’était pas apparue aussi anodine que cela dans son inconscient. On retrouve dès 1954 cet univers du cirque dans La Strada (à voir absolument, ne serait ce que pour la merveilleuse Gelsomina, Giuletta Masina) où Zampano, colosse de foire, fait ses démonstrations de force dans les villes qu’il traverse, avec l’aide de son assistante Gelsomina. Egalement dans Les Feux du music hall, c’est cette fois ci de pitoyables guignols qui hantent le récit.