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UTOPIALES DE NANTES 2004
Compte-rendu
Par David OBADIA

Pour sa cinquième édition, les Utopiales rassemblent tous les amoureux de la science-fiction et ceux qui veulent tout simplement la découvrir, à travers des expositions de tableaux, des débats, des conférences et des tables rondes, tout ceci animé par des personnalités, et, pour ce qui nous intéresse, des projections de films.



Les Utopiales réservent donc une partie de son festival au 7e Art, avec 8 films en compétition, se battant pour remporter le Grand Prix du Jury ainsi que le Prix du Public. En dehors de ces films, nous avons eu le droit à une rétrospective de longs métrages sur le thème générique du festival, l’utopie. Ce festival nous a donc permis de redécouvrir une dizaine de films aussi divers que Métropolis (2001) de Rintaro, The Fountainhead (1949) de King Vidor ou encore Fahrenheit 451 (1966) de François Truffaut.

En complément, avait lieu une compétition nationale de court métrage, récompensant le meilleur court-métrage français de science-fiction ou de fantastique.

INCIDENT AT LOCH NESS DE ZAK PEN

Le premier film projeté de la compétition fut Incident at Loch Ness réalisé par Zak Pen en 2004. Sûrement, et de loin, le moins intéressant de tous. Ce film se veut à la frontière de la fiction et du documentaire. Werner Herzog décide de faire un documentaire sur l’énigme du monstre du Loch Ness, ou plus exactement sur le mythe que les gens continuent de faire exister depuis des générations. Le film serait une sorte de making of de ce projet de film. Au début on peut légèrement y croire, mais ça ne dure pas, et très vite on commence à franchement s’ennuyer. Le film se veut également drôle, mais ne l’est pas. Il s’agit d’une énorme farce (comme celle du Projet Blair Witch, sauf que celle ci était crédible, ou du moins pouvait l’être). On peut se poser la question de la présence d’Incident at Loch Ness dans ce festival, puisqu’il s’agit simplement d’une pseudo comédie et non d’un film de SF. Le seul point positif est l’excellente prestation de Werner Herzog, jouant son rôle à merveille.

DRAGONHEAD DE GEORGE IIDA

Adapté d’un célèbre manga Japonais, ce film de George Lida suit deux adolescents confrontés à eux-mêmes, dans un univers apocalyptique. La fin du monde approche, et ces deux jeunes cherchent refuge partout, voulant se battre jusqu’à leur dernier souffle pour rester en vie. Ce film est intéressant par l’univers qu’il présente, totalement sombre, intriguant, dérangeant, faisant évoluer ses personnages vers une fin sans issue, les regardant se fatiguer à petit feu. Le gros problème de ce film est le rythme, il possède de trop nombreuses longueurs, on finit par s’ennuyer profondément à la fin.