Annuaire boutique
Librairie Lis-Voir
PriceMinister
Amazon
Fnac

 
     




 

 

 

 

SHOZO ICHIYAMA
Directeur de la programmation
de Tokyo FilmEx
Propos recueillis à Tokyo
en décembre 2004
Par Stephen SARRAZIN

Impliqué 1989 dans le Violent Cop de Takeshi Kitano, il a produit en 1991 Muno no hito de Naoto Naoto Takenaka qui a reçu le prix de FIPRESCI au Festival de film de Venise. Depuis 1994, il a travaillé avec le réalisateur Hou Hsiao-hsien, pour qui il a produit Haonan haonü (1995), Nanguo zaijan, nanguo (1996) et Hai shang hua (1998), pour Blackboards de Samira Makhmalbaf et Plateforme de Jia Zhang-ke (présenté au festival de film de Venise). En 2000, il a fondé le Tokyo FilmEx, le Festival de film de Tokyo dédié aux nouvelles tendances cinématographiques, dont il est le directeur de la programmation.



Objectif Cinéma : Vous semblez disposer de moyens plus confortables cette année. Avez-vous apporté des changements à votre façon de programmer ?

Shozo Ichiyama : Sur le fond, non, nous maintenons toujours notre sélection de films en compétition à dix titres, venus de toute l’Asie et du Moyen-Orient. Ce qui a changé au cours des années est notre sélection « Film maker Focus », dans laquelle nous présentons des cinéastes inédits au Japon, ou nous revenons sur des cinéastes Japonais oubliés du public. Au cours des trois premières années, nous n’avions qu’un cinéaste dans ce programme, puis en 2003 nous sommes passés à 2 avec les films de Hiroshi Shimizu, vieux complice d’Ozu, et les films Iraniens datant d’avant la révolution Khomeiny. Cette année, nous en avions 3 : un retour sur Tomu Uchida, et les découvertes de Gabor Body et Guy Maddin. Nous ne souhaitons pas augmenter le nombre de nouveaux films, nous ne sommes pas dans la quantité ; le festival international de Tokyo est en mesure de présenter beaucoup plus de films que nous. Notre approche est différente.

Objectif Cinéma : Néanmoins vous avez quelques films de plus cette fois, mais aussi de nouveaux sponsors. Cela indique-t-il que votre festival connaît plus de succès d’année en année ?

Shozo Ichiyama : En effet, nous avons de nouveaux sponsors, et l’état a contribué davantage. Nous avions déjà des aides du ministère de la Culture et cette fois le ministère du commerce extérieur nous aussi soutenu. Nous ne sommes pas un grand festival, en termes de budget, du nombre de films, de spectateurs, mais nous avons désormais une excellente réputation auprès des professionnels, des critiques.