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MIN BYUNG-CHUN
Réalisateur
Entretien réalisé à
Nantes en 2004
Par David OBADIA
et Henry BICAISE

Min Byung-chun vient du monde des effets spéciaux et du clip vidéo. Il a signé son premier long-métrage Phantom : The Submarine en 1999. Natural City, superproduction pleine d’effets spéciaux proche de Blade Runner, est son deuxième film.

Rencontre éclaire avec le réalisateur ayant fait le déplacement pour présenter le film aux Utopiales de Nantes.



Objectif Cinéma : Quel fut le budget attribué au film et quelle fut sa réception lors de sa sortie en salle en Corée ?

Min Byung-chun : Notre producteur à dépensés beaucoup d’argent pour mettre à jour ce projet. Dans l’histoire du cinéma coréen, ce film se place comme le 3e ou 4e plus gros budget attribué à un film avec 6 millions d’euros. Il s’agit donc d’un budget important, mais pour un film de science-fiction ce n’est pas énorme. Quand à la réussite du film, il fut assez mitigée. Il se situe dans la moyenne des entrées, il ne s’agit pas d’une grosse réussite mais il ne s’agit pas non plus d’un échec.

Objectif Cinéma : vous présentez Natural City comme un film d’amour. Pourquoi alors avoir choisi de mettre un nombre restreint de scènes intimes entre R et Ria ?

Min Byung-chun : Je ne souhaitais pas trop montrer de scènes intimes entre R et Ria car je ne voulais pas montrer la façon qu’ils ont de s’aimer, mais au contraire laisser une place plus importante à l’imagination du spectateur. Quand cet amour finit, j’aimerais que le spectateur se rappelle un amour qu’il a lui-même vécu.

Objectif Cinéma : Ce film raconte finalement une histoire simple, avec un budget impressionnant. Ne souhaitez vous pas à l’avenir faire des films plus intimistes avec moins de moyens ?

Min Byung-chun : Bien sûr. En tant que réalisateur, j’aimerais faire un film à petit budget, plus intimiste, mais pour l’instant on ne me propose que des gros budgets.

Objectif Cinéma : Tout le film insiste sur la volonté des protagonistes de partir ensemble. Pourquoi avoir choisi une fin plus sombre, où les personnages meurent séparer ?

Min Byung-chun : La fin est un peu sombre, mais je trouve qu’il s’agit au fond d’un happy end : à la fin du film, Schion se trouve dans son jardin, il s’agit du « natural city ». Elle explique que le pollen emmène les âmes au paradis, en référence à celles de R et Ria. C’est pourquoi il s’agit pour moi d’un happy end.