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AUGUST DIEHL
Acteur
Propos recueillis à Paris
en octobre 2004
Par Marion GUILLON
et retranscrits par
Nicolas JOURNET

En marge de l’édition 2004 du Festival de cinéma allemand de Paris. August Diehl vient défendre dans la capitale française le nouveau film d’Achim von Borries, Was nützt die Liebe in Gedanken ? (Parfum d’absinthe en version française). Il y partage l’affiche avec Daniel Brühl, le héros de Good Bye Lenin !. Blond comme les blés, le visage fin, les yeux brillants mais le regard empreint d’une gravité, d’une mélancolie surprenantes pour son âge, il est l’une des figures du renouveau cinématographique allemand.



Objectif Cinéma : Comment êtes-vous arrivé dans le monde du cinéma ?

August Diehl : Je voulais depuis toujours être acteur pour le théâtre. Et puis, alors que j’étais en première année d’une école de théâtre, à Berlin, est venu quelqu’un qui voulait faire un film avec moi. C’était Hans Christian Schmid pour 23, qui a connu un grand succès en Allemagne. Depuis, j’essaie de faire parallèlement du théâtre et du cinéma, en même temps, ou tout moins l’un après l’autre.

Objectif Cinéma : Vous n’avez donc pas renoncé au théâtre ?

August Diehl : Non, j’ai continué. Nous avons tourné 23 en été, pendant les vacances, et j’ai repris les cours de théâtre à la rentrée. J’ai encore fait trois ans de théâtre, et la dernière année, j’ai réalisé une mise en scène à Hambourg. 23 est sorti à la même époque, ça m’a lancé en même temps dans le cinéma et le théâtre.

Objectif Cinéma : Vous avez tourné dans 23 et dans Lichter, deux films de Hans Christian Schmid. Avez-vous d’autres projets avec lui ?

August Diehl : Avec Christian, nous sommes amis, nous parlons beaucoup de cinéma et des projets que nous voulons faire. Il tourne pour le moment un film et nous allons certainement refaire quelque chose ensemble. C’est comme avec Achim, maintenant. C’est ce que je trouve si chouette en ce moment dans le cinéma allemand : on peut s’appeler, parler d’histoires qui seront peut-être réalisées. On est très libre. C’est peut-être un rêve, mais j’aimerais que se crée un groupe allemand. C’est beau quand on revoit souvent les gens, mais toujours de manière nouvelle. Auparavant, beaucoup de réalisateurs ont travaillé comme ça. Quand on regarde Cassavetes par exemple, il s’est créé un groupe autour de lui. Il a toujours retravaillé avec les mêmes personnes, mais sur des travaux très différents, et je trouve ça vraiment super.