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MOI, UN NOIR
de Jean Rouch
Par Matt DRAY

SYNOPSIS : Avec ce film, Jean Rouch quitte tout à fait le domaine de l’ethnologie traditionnelle. « J’ai suivi un petit groupe de jeunes émigrés nigériens à Treichville, faubourg d’Abidjan. Je leur ai proposé de faire un film où ils avaient le droit de tout faire et de tout dire. Alors nous avons improvisé un film ». L’improvisation ne fut pas spontanée. Rouch avait passé une demi-année à observer ses personnages. D’accord avec eux et avec leu collaboration, il avait ensuite convenu d’un scénario, ou plutôt d’un canevas non écrit, modifié au cours du tournage. « Je me suis dit qu’on pourrait aller lus loin encore dans la vérité si au lieu de prendre des acteurs et de leu faire interpréter un rôle, on demandait à des hommes de jouer leur propre vie. Et ce fut Moi, un noir...



POINT DE VUE

Un des grands films de la fin des années cinquante. Poursuivant le travail de Robert Flaherty, le père du documentaire, réalisateur du très célèbre Nanook, Jean Rouch plonge sa caméra, avec pudeur et sans fausseté, dans le bidonville d’Abidjan en Côte d’Ivoire. Une exploration jamais excessive, qui orienta Rouch, à l’origine ethnographe, vers un cinéma-vérité, où les espoirs et les désillusions se mêlent avec une déboussolante frénésie. Rouch va à la rencontre d’une poésie fugitive qu’il traque jusqu’au bout du souffle, au cœur d’un quotidien étouffant, ivre, et fragmenté. Une poésie juste, limpide, touchante, où des personnages locaux surnommés Lemmy Caution, Dorothy Lamour, Edward G.Robinson prennent pour la première fois librement la parole et racontent leur vie, chargée de peines, de colères et d’amour.