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L’ETE DE MES 27 BAISERS
de Nana Djordjadze
Par Gilles LYON-CAEN

SYNOPSIS : C’était un été pas comme les autres, à la fois romantique et électrique, en Europe de l’Est. C’était l’été de l’éclipse. Sybille, quatorze ans, débarque dans une petite ville pour passer ses vacances chez sa tante. Là, elle tombe follement amoureuse d’Alexander, un astronome veuf et solitaire. Il a 41 ans et pense que Sybille est trop jeune pour connaître l’amour.

Mickey, le fils d’Alexander, lui aussi âgé de quatorze ans, succombe au charme de Sybille, mais celle-ci ne le prend pas au sérieux. C’est comme si l’adolescente avait soudainement bouleversé la vie de cette petite communauté. L’instituteur est victime d’une crise cardiaque alors qu’il se trouve en compagnie de sa maîtresse et le gardien de nuit connaît une mésaventure avec un anneau métallique. L’arrivée d’un capitaine de navire français et une projection secrète du film Emmanuelle mèneront tout ce petit monde au bord de la crise.



LES ENFANTS JOUENT À LA RUSSIE

Les enfants courent, les enfants rient, et c’est leur jeunesse qui les précède. Métaphore du film : en contournant un cinéma afin d’y pénétrer en cachette, ils s’arrêtent dans un lieu transitoire, un cabinet à curiosités (une glace, des postiches), avant de se retrouver comme par magie, derrière l’écran de cinéma. L’Eté de mes 27 baisers opère sa mue de lieux en lieux, comme un navire contournant des îlots de cinéma pour mieux s’évanouir dans une brume fellinienne. Derrière l’image, s’enchevêtrent d’autres images, d’autres fictions enfantines caressées à travers la toile : leurs mains chercheuses se confondent autant dans une enfance cinéphile que dans une idylle sans équivoque (il la regarde telle un visage-écran, elle regarde un homme par-delà l’écran). De moments suspensifs et transitifs en traversées initiatiques, d’îles en îles, naît une poétique brillante de résurgence cinématographique : sont convoqués des groupes en croisière continue rappelant le cinéma feutré de Mikhalkov (et l’univers lascif de Tchekhov) ; des familles nombreuses faisant écho aussi bien aux films de Comencini que de Kusturica : toute une faune de types et d’esquisses préétablis qui font fourmiller et grandir davantage un microcosme et un film magiques en exil permanent. Sibylle, l’héroïne, fait resurgir le mythe d’Ophélie en sortant des eaux à chaque scène : ses cheveux longs et ondulés, ses sourires d’ange tarkovskien et son visage de Tadzio, incarnation viscontienne d’androgyne frêle et sublime, ne cessent d’illuminer et enluminer.






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Réalisatrice : Nana Djordjadze
Scénariste : Irakli Kvirikadze, Nana Djordjadze
Avec : Nino Kuchanidze, Shalva Iashvili, Pierre Richard, Eugenij Sidichin, Amalia Mordvinova
Compositeur : Goran Bregovic
Directeur de la photographie : Phedon Papamichael
Chef décorateur : Vasha Dialagania, Irakli Kvirikadze
Coproducteur : Torsten Leschly, Jill Robertson
Producteur : Olivier Damian
Distribution : Euripide Distribution