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STEPHANE MARTI
Réalisateur
Entretien réalisé à Paris
le 28 décembre 2004
Par Cécile GIRAUD. Photos
de S. MARTI par RCK
et Michel JOURNIAC

En décembre 2004, le Festival Gay et Lesbien de Paris proposait un programme de films expérimentaux, et donnait carte blanche à Stéphane Marti, cinéaste et enseignant, pour présenter ses films, des premiers aux plus récents. Figure de proue du cinéma corporel des années 70, Stéphane Marti poursuit ses recherches sur le corps et le Super-8, medium qu’il défend plus que jamais. Aujourd’hui, le premier DVD dédié au cinéma expérimental sort chez Lowave et le Collectif Jeune Cinéma [CJC] ; il propose l’un des derniers films du réalisateur : Jardin privé. A cette occasion, il nous parle du cinéma expérimental, des nouvelles technologies, du Super-8 et de ses recherches...



Objectif Cinéma : Au mois de février sort le DVD édité par le Collectif Jeune Cinéma [CJC] reprenant 10 films expérimentaux, dont l’un des vôtres, Jardin privé. Avez-vous collaboré étroitement à l’élaboration de ce DVD et pourquoi avoir choisi Jardin privé ?

Stéphane Marti : Il s’agit d’une sorte de florilège de films présentés lors des Festivals des Cinémas Différents de Paris, pilotés par le CJC depuis 1999. C’est une des premières tentatives françaises d’édition DVD dédiée au cinéma expérimental. Il a été souhaité par Lowave (l’éditeur) et Raphaël Sevet (le coordinateur du CJC) une compilation représentative de films assez courts, dont Jardin privé, 10 mn, afin d’offrir un plus large panel d’œuvres de cinéastes différents.

Objectif Cinéma : Comment voyez-vous l’avenir du cinéma expérimental avec l’arrivée de ces nouvelles technologies comme le DVD ?

Stéphane Marti : Pour le cinéma expérimental, le DVD ne paraît pas encore au point. Dans certains films de cette catégorie, en source argentique, on décèle souvent énormément d’informations visuelles sur un seul et même plan, voir même sur une suite de quelques photogrammes (gestuelle frénétique de la caméra, contraste violent des lumières, interventions plastiques, etc.) et la compression en DVD est loin d’être performante. Ce qui n’est pas le cas avec des films plus « classiques ». Pour l’instant nos transferts en BETA puis en copies mini-DV ou VHS sont très corrects et les plus fidèles possible de la source. Pip Chodorov, premier éditeur de films expérimentaux en transfert vidéo, envisage bientôt de basculer sa collection sur un nouveau système de compression DVD, le Blu-ray [Disc]. Voyons donc... Quoi qu’il en soit, je vous rassure, le DVD du collectif, dont certains films sont déjà tournés en numérique est de bonne qualité.