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BENOIT MAGIMEL
Acteur
Propos recueillis à Paris,
le 16 février 2005,
par Laetitia HEURTEAU

Hasards ou coïncidences, c’est dans l’hôtel Alfred de Vigny, non loin des Champs Elysées, que nous recevait Benoît Magimel, l’interprète d’Alfred de Musset (cf le film de Diane Kurys, Les Enfants du Siècle) pour nous parler de son tout dernier film, Trouble, d’Harry Cleven, dans lequel il incarne des jumeaux.



Petits renseignements glanés sur internet : Benoît Magimel est « sérieux, sombre et introverti », selon le site IMDB.COM, ou il ne répond que par « oui » ou par « non », selon un autre site de cinéma. Bref, conclut ce dernier, l’interview relève de l’exercice de style avec celui qui a déjà incarné de façon intense Louis XIV dans Le roi danse de Gérard Corbiau, ou plus récemment des personnages complexes dans les deux derniers Chabrol La Fleur du mal et La Demoiselle d’honneur.

Petits renseignements qui se révèlent très vite erronés : Benoît Magimel est à la fois volubile, et enthousiaste, attentif et sachant prendre son temps pour revenir sur des aspects de son métier qui lui tiennent à coeur. En bref, une forme d’exigence l’habite et jusqu’à présent, ne l’a pas trop desservie...

TROUBLANT BENOIT MAGIMEL...

Objectif Cinéma : Quelles sont les questions que vous vous posez dès la première lecture d’un scénario comme celui de Trouble ?

Benoît Magimel : Est-ce qu’on va avoir les moyens nécessaires pour réussir le film ? Parce que le cinéma de genre nécessite quand même quelques moyens. Le moyen, c’est le temps. Les effets spéciaux, est-ce qu’on va les réussir ?

Je me suis dit aussi qu’il fallait retravailler le scénario. Je trouvais qu’il y avait des personnages comme le personnage de Natacha Régnier, qu’il fallait réécrire. Quand je parle de réécriture, il faut absolument qu’on ait la même vision du film. Quand vous êtes quelqu’un qui marche au cinéma, vous avez beaucoup de responsabilités parce que si vous dites non, le film ne se fait pas. Et donc, du coup, vous héritez d’une sorte de pouvoir, indirectement. C’est terrible, je peux orienter le film comme je le souhaite, mais ce que je souhaite justement, c’est faire le film que le metteur en scène veut faire. Dans le scénario initial, on ne résolvait rien. Le personnage finalement n’était pas guéri, il avait vécu une histoire terrible mais cela restait en suspens. J’aime bien ouvrir une porte et la refermer.