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FESTIVAL INTERNATIONAL
DU FILM DE
KERALA 2004
EN INDE

Compte rendu
Par Lalit RAO, correspondant d’Objectif Cinéma en Inde

L’ACCES A LA POPULARITE STUPEFIANTE

Les meilleurs festivals du cinéma ne sont pas ceux qui offrent soit aux spectateurs, soit aux critiques uniquement, la possibilité de voir des centaines de films mais ceux qui fournissent également la possibilité de faire de nouvelles découvertes.



Si on arrive à rédiger une liste de ces festivals (tâche difficile), il nous faudrait sûrement inclure un festival indien. Il s’agit du festival international du film de Kerala. Dans un pays énorme comme L’Inde où le nombre des festivals de cinéma est aussi grand que la production annuelle des films (à peu près 850 longs-métrages), le festival international du film de Kerala par ses programmes méticuleux a réussi à s’imposer comme l’un des plus intéressants festivals de cinéma.

La 9ème édition du festival international du film de Kerala 2004 fut un succès. Pour les spectateurs renommés pour leur cinéphilie, l’équipe du festival sous la direction de Madame Bina Paul Venugopalan a conçu un programme remarquable. Il y avait plus de 170 films dans 17 sections, 30 conférences de presse et plusieurs sessions de débats avec les cinéastes. La présence de maîtres comme Abbas Kiarostami et Tsai Ming Liang était une véritable aubaine car la projection de leurs films a donné naissance à des discussions ardentes sur le métier du cinéma. Quelques 4 500 délégués ont été accrédités pour ce festival annuel qui se déroule au mois de décembre à Trivandrum dans le sud de l’Inde.

Cette fois-ci la section compétition présentait 16 longs-métrages venant de l’Asie, de l’Amérique latine et l’Afrique. Parmi ces films, il y avait 7 films tournés par des cinéastes débutants. Dias de Santiago, un drame psychologique qui représente les déboires d’un soldat (Santiago Roman) qui essaie de s’adapter à la vie civile. Ce petit film intime montre comment les jeunes, partout dans le monde, sont victimes du chômage. Le cinéaste Péruvien Josue Mendez par le truchement d’une caméra Steadycam et la voix off rend les spectateurs proches de notre héros. La colère, la frustration et la tragédie de la situation sont admirablement portées à l’écran par la prestation merveilleuse de Pietro Sibylle. Quant à Mark Meily, son film philippin Crying Ladies était une vraie découverte du festival.