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CHRONIQUE ULTIME #2
Le Promeneur du Champ de Mars de Robert Guédiguian
et 9 Songs de
Michael Winterbottom
Par Ego ROST

Alors on se retrouve pour la deuxième. Et la leçon de la deuxième sera de toujours se fier à son intuition ; peut être pas encore pour les histoires de cœur et de cul, mais pour le cinéma...



Je m’explique, ou plutôt non, je raconte : un soir avec L., envie de voir un film, un cinéma à côté, pas vraiment le choix mais trop froid pour marcher, en gros Iznogoud ou Le Promeneur du Champ de Mars.

Grosse hésitation, environ un millionième de seconde. Nous nous décidons à aller voir le second avec l’intuition justement que ça n’irait pas. Et ça n’y est pas allé, enfin si, mais sans nous. On se raccrochait à l’idée qu’il fallait voir ce film, pour Bouquet, pour Mitterrand, pour de mauvaises raisons. On s’attendait à de la flamboyance et j’ai eu l’impression de bouffer une grosse meringue anorexique salée avec cette sensation de se retrouver dans un dîner de vieux où tout le monde se connaît sauf vous, se parle et rigole de blagues que vous ne comprenez pas ou que vous trouvez juste lourdes. Avec le maître de cérémonie, une espèce de papy Daniel, malade, qui ne parle que par citations. Il y avait même mon voisin de table, pardon de salle, notant sur son petit papier toutes les allusions et les private jokes pseudo cyniques en gloussant d’un petit rire entendu.

Mais on s’agrippe, on a envie, mais il ne se passe juste rien, je suis passé à côté, j’ai rien compris.
Seulement avant que ne commence "Le Promeneur blabla", nous avons vu la bande-annonce de 9 Songs de Michael Winterbottom et ça m’a donné envie de le voir et je l’ai vu, j’en sors même.

Je ne vais pas trop m’étendre sur le choc que j’ai eu en voyant Butterfly Kiss, une des plus belles, violentes et âpres histoires d’amour, une de celles qui vous poursuivent pendant des semaines.

Là, un film concept de 69 minutes (oui mais je ne vous ai pas fait le jeu de mot sur Michael « du cul en hiver » qui correspondrait très bien à ce film) où alternent des séquences de baise et des séquences de concerts auxquels assiste ce couple. Les scènes de sexe sont explicites (j’adore cette expression ultra-clinique, aseptisée comme une frappe chirurgicale par exemple), d’où l’interdiction au moins de 18 ans, les scènes de concerts(Brmc, Von Bondies, Franz Ferdinand, Primal Scream, Dandy Warhols, Michael Nyman wouah) sont explicites aussi. Pourquoi simuler l’un et pas l’autre ? Des vrais concerts, des vraies pénétrations, enfin !