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CAPITAINE SKY ET
LE MONDE DE DEMAIN

de Kerry Conran
Par Cécile GIRAUD

SYNOPSIS :New York à la fin des années 30. Une armée de robots volants s’abat sur la ville, semant la terreur et la mort.Les msytérieux envahisseurs s’emparent des ressources minérales et énergétiques du globe et font disparaître un à un les plus illustres savants du monde. L’intrépide reporter du Chronicle, Polly Perkins identifie rapidement le cerveau de cette monstrueuse agression : le docteur Totenkopf. Pour sauver la planète de la destruction, elle sollicite le concours de son ancien amant, Joe Sullivan, alias "Capitaine Sky".



(Capitaine Sky, sous-titré Le Monde de Demain, se déroule pourtant dans les années 1930. Ce monde de demain n’est sans doute pas celui proposé par le film, avec ses robots géants, ses avions aux ailes d’oiseaux ou son arche de Noé spatiale. Si Capitaine Sky est sous-titré Le Monde de Demain, c’est sous doute à cause de ce fameux fond bleu, devenu le fond de commerce d’une série de films misant sur l’effet spécial, de Star Wars à Matrix, jusqu’à ce dernier-né.

Toute la campagne de promotion, de la pub à la presse (ce qui n’est parfois pas si éloigné) n’est bâtie qu’autour de ce monde fantôme élaboré par ordinateur. Et l’on voit Jude Law ouvrir de grands yeux quand il nous raconte « l’aventure ». avant, l’on s’extasiait devant les prouesses des acteurs qui devaient faire preuve d’une imagination redoutable pour jouer devant du vide. Avec Capitaine Sky, on ne parle plus que de la machine, cet extraordinaire outil de création devenu indissociable des films à gros budget. Comme si le merveilleux ne pouvait plus s’en passer. Mais ce qui fait la principale qualité du film, ce qui éveil notre curiosité de spectateur, ce n’est pas la prouesse technique à proprement parler, mais ce qu’elle offre à nos yeux.

Ce qui est beau, c’est justement de ne pas se poser la question de la technique, mais de se laisser emporter comme si tout était parfaitement naturel. Capitaine Sky retrouve peut-être le propre du cinéma, voire son essence : l’illusion. Le génie des créateurs du film, c’est de ne pas avoir fait de l’effet spécial trompe l’œil (qui ne trompe généralement pas grand monde), mais d’avoir créer un monde parfaitement factice, aussi factice que celui du Magicien d’Oz, de jouer de cet obstacle premier et de s’en servir à rebrousse poil.