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PIERRE CASSIGNARD
Acteur
Par Laetitia HEURTEAU

LE TOURBILLON PIERRE CASSIGNARD

Un film actuellement à l’affiche, le raffraichissant Tout pour plaire de Cécile Télerman, et un autre, très attendu, dans sa sacoche, les fameuses Poupées russes de Cédric Klapisch, sans parler de la pièce de Goldoni, La Locandiera dans laquelle Pierre Cassignard se démène tous les soirs pour les beaux yeux de Cristiana Reali, bref, point n’est besoin de s’appeler Nostradamus, pour prédire à ce comédien passionné de théâtre, un avenir tout aussi ensoleillé dans le cinéma. Rencontre et démonstration.



Sur scène comme dans le dédale des couloirs qui mènent à sa loge du Théâtre Antoine, Pierre Cassignard est un véritable tourbillon. La loi de gravité, le sieur Cassignard ne semble pas vouloir en entendre parler. D’ailleurs, c’est surtout la loi de la jubilation, de l’humour, de cette énergie que seul le répertoire comique exige de ses interprètes et dont il semble ici accepter le joug avec délectation : « Je crois que c’est un rêve qu’on a tous quand on débute ce métier de penser qu’un acteur peut tout jouer. On essaie de tendre vers ça mais petit à petit cela s’effrite même si je me dis que peut-être plus tard j’irai vers quelque chose de moins léger, plus souterrain. Là par exemple avec Richard III que l’on me proposait en septembre prochain, je crois que ça aurait été une grosse bêtise d’accepter. Il faut essayer d’aller vers un territoire à annexer mais qui ne soit pas trop éloigné du nôtre. »

Cette veine comique, le jeune Cassignard l’expérimente très tôt en faisant se tordre de rire tout son petit entourage : « Je voyais que je faisais rire autour de moi, et c’est ce goût de faire rire qui m’a poussé à jouer. Vers l’âge de quinze ans, j’ai commencé à faire du théâtre amateur, en intégrant une troupe en province. J’étais déjà un mordu, pas seulement de ça d’ailleurs, du jazz aussi et des claquettes. En fait ce que je voulais faire, c’était du music hall. J’avais eu une sorte de flash, un truc super fort, en allant voir Yves Montand à l’Olympia, en 1981.