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DVD

VISIONS URBAINE

De Gorka Aguado,
Hilton Earl,
Pierre-Yves Cruaud,
Lombardi-Clan ...
Par Cécile GIRAUD

SYNOPSIS : 11 courts-métrages de Londres, Paris, Milan, Miami & d’autres métropoles, regards divers sur l’urbanité comme art, fiction et commentaire social. Ces films vous guideront au-delà des frontières pour vous faire découvrir des cultures urbaines sous un angle nouveau.



POINT DE VUE

Celui qui connaît la ville, qui y habite et qui la vit connaît son ambiguïté : la grande machine du quotidien, ses issues de secours, ses portes de service, son anonymat, l’euphorie de sa solitude, ses manies et sa mélancolie.

L’éditeur Lowave, spécialisé dans le court-métrage et le cinéma expérimental, propose un DVD rassemblant onze films sous le titre Visions Urbaines. La sélection est contemporaine (presque tous les films datent de 2001) et internationale, de l’Espagne à la Finlande en passant par la France et les Etats-Unis, faisant la part belle à de jeunes réalisateurs, tous nés dans les années 70, ou presque.

Le postulat de départ veut que chacun donne sa vision de la ville, mais le thème est difficile à respecter. D’une part parce que les films sélectionnés existaient préalablement au DVD, de l’autre parce que l’on peut voir, ou pas, une critique urbaine dans une majorité de films.

Les films sont tour à tour narratifs ou conceptuels, tournés en vidéo, en 16mm, en super 8 ou en animation. Inégaux, ils ne semblent pas former un tout qui donnerait une vision globale ou au contraire éclectique de la grande ville. La ville n’est pas aimée, c’est un fait. Push, de Gorka Aguado, tente de nous démontrer maladroitement avec une image approximative que la ville, et l’humain avec elle, s’est mécanisée, automatisée, en filmant des interrupteurs qui s’allument et s’éteignent. Le message est simple, le film, issu d’une idée qui pourrait être percutante, ne décolle pas, tout cela restant naïf et sans doute un peu trop terre à terre. D’autres nous montrent des jeunes gens, cloîtrés ou errants, accros à des drogues qui les font peut-être sortir de la ville, mais la cité est-elle un environnement particulièrement propice aux drogues ? Le mal être dont l’addiction découle ne pourrait-il tout aussi bien se trouver dans n’importe quel environnement ? Finalement, pourquoi choisir ces films, si ce n’est que le cadre (mais en est-on tout à fait sûrs) est celui de la ville, quand celle-ci n’a aucun intérêt narratif ou esthétique ?