Annuaire boutique
Librairie Lis-Voir
PriceMinister
Amazon
Fnac

 
     




 

 

 

 

FESTIVAL
TOUS COURTS

Festival international de cinéma d’Aix-en-Provence
Compte Rendu
Par Nicolas MATHIEU


MERCREDI 1er DECEMBRE 2004

Aix c’est joli. Surtout en décembre. Parce que Paris fourbit ses congères et que le Sud est toujours bienvenu quand le mercure se fait la malle. Alors Aix c’est joli. Surtout lorsqu’il y est question de cinéma. Festival du court métrage d’Aix. Festival Tous Courts indique le programme. C’est international, c’est la 22e édition, c’est dire si la chose est une institution.

Oui, décidément, Aix c’est mignon. Très propre, bien rangé, solidement bâti, avec des boutiques de luxe, des traiteurs partout, des échoppes cossues, tout un monde de marchandises parfaitement achalandées. Le marché de Noël qui fait ses débuts aussi. Et se présente ainsi : des cabanes de jardin alignées le long du Cours Mirabeau, avec des illuminations par-dessus et des consommateurs autour, rougis par le vent frais, avides et dépensiers.

Problème, l’événement ne m’a pas attendu. Le festival fameux s’est ouvert Lundi. J’arrive un peu tard. Mais pas trop j’espère. On vient me chercher à la gare. Nous sommes une douzaine à attendre. On trouve là une maigre fournée de jeunes réalisateurs, leur bobine sous le bras, affichant un air satisfait et vaguement anxieux, parfois intimidé, mais c’est rare. Et puis la clique d’Unifrance qui fait une descente, voir si ses subsides ne sont pas dilapidés en pure perte. Unifrance, j’ai une vague idée de ce dont il s’agit. Syndicat de producteurs. Promotion du cinéma français à l’étranger. Genre le cinéma qui s’organise et se sert les coudes. Ils sont là pour le marché du film qu’il subventionne. Voir si ça se passe bien. Ou pas.

LE BLUES DU PRODUCTEUR

Mon hôtel est très bien. Un rien chic. Saint Christophe qu’il s’appelle. Du coup, j’y flemmarde un tantinet. Puis je vais déjeuner au Cactus, où tous les festivaliers se retrouvent, dans une arrière salle dépouillée, un peu sinistre. Je déguste un maigre carpaccio en écoutant d’une oreille attentive les conversations de mes commensaux. Des producteurs pour la plupart. Et si vous croyiez qu’être producteur est un sort enviable, détrompez-vous. Une vraie sinécure en fait.