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Guy Gilles est un cinéaste de l’appréhension, au sens ambivalent du terme. Suffisamment sensible pour capter les moments-clés de l’existence et les redouter dans un même mouvement inquiet. « L’amour peut naître d’un regard, il faut simplement lever les yeux. Il suffit parfois d’un geste... » (Soleil éteint). Appréhender, attraper au vol les gestes anodins (ouvrir un parapluie, allumer une cigarette) comme si c’était la première fois qu’on les filmait. Les redécouvrir, aimer l’intimité d’une personne par ses gestes les plus simples. Chanson de gestes prend en charge l’émotion sincère de ce petit théâtre du quotidien auquel on ne prête pas parfois attention, en le sublimant, en le magnifiant. Nous reviennent en mémoire ces plans essentiels où transparaît l’inquiétude d’une femme allant traverser la rue, où s’exprime la tendresse amoureuse dans le nouement de deux mains qu’on appellera désirs.

A regarder les oeuvres brèves de Guy Gilles, si disparates (fiction, documentaire, sujet de Cinéma Cinéma...), on se dit pourtant qu’elles relèvent toutes de la même cohérence thématique, sensitive, qu’elles dégagent la même force poétique. On se reconnaît en elles, on est touché par ce mélange de pudeur et d’audace. En filmant des hommes et des femmes soucieux de s’évader de leur grisaille intime, flânant souvent dans les gares ou les rues (le jeune homme du Partant, les personnages de Soleil Eteint, la jeune Lupe de La loterie de la vie, etc), Guy Gilles redonne vie aux rêves secrets, les mêmes que lui inspiraient les actrices de son enfance (Où sont-elles donc), les salles de cinéma de son enfance (Ciné Bijou), ces petits rêves durables ou fugitifs qui aident parfois à préserver son innocence. Il choisit aussi comme forme inspirante le morcellement, le fragment poétique, dans des films comme La loterie de la vie, Ciné Bijou et Côté court côté champ (fulgurance mélancolique inattendue concentrée sur les Champs Elysées) pour mieux nous faire éprouver cette conscience déchirante du temps qui passe et dont on croit se remettre en tuant ses souvenirs le plus rapidement possible.






DOSSIER SPECIAL GUY GILLES dans la revue Vertigo n°27, mars 2005, Images en manoeuvres éditions

 


Site du Festival Côté Court : www.cotecourt.org
Site consacré à Guy Gilles : www.guygilles.com
Site de l’éditeur : Editions Montparnasse

 


DVD 1

Titre : L’amour à la mer
Scénario : Guy Gilles
Image : Jean-Marc Ripert
Musique : Jean-Pierre Stora
Montage : Jean-Pierre Desfosse
Son : Jean-Jacques Campignon
Production : Filmax
Interprétation : Daniel Moosmann (Daniel), Geneviève Thenier (Geneviève), Guy Gilles (Guy), Josette Krief (Josette, la logeuse), Lili Bontemps (la chanteuse), Simone Paris, Bernard Verley (un ami de Geneviève), Sophie Daumier (l’actrice du bar) et la participation de Jean-Claude Brialy (L’Homme qui aime la jeunesse), Alain Delon (l’acteur du film), Jean-Pierre Léaud (le gars du métro), Juliette Gréco (l’actrice du film), Romy Schneider (la vedette).

Titre : Au pan coupé
Scénario : Guy Gilles
Image : Jean-Marc Ripert
Musique : Jean-Pierre Stora
Montage : Hélène Gagarine
Son : Michel Fano
Production :Macha Films
Interprétation : Patrick Jouané (Jean), Macha Méril (Jeanne), Bernard Verley (Pierre), Orane Demazis (la patronne), Elina Labourdette (la femme seule), Frédéric Ditis (le père de Jeanne)

Complément DVD 1

Guy Gilles photographe. 2008 - 20 minutes
Un documentaire de Gaël Lepingle.
Un portrait tout en photos par Gaël Lepingle, cinéaste, journaliste et grand admirateur de Guy Gilles. On y découvre les photographies de Guy Gilles, commentées notamment par Jean-Pierre Stora, compositeur et cousin de Guy. On y aborde en photos l’Algérie, sa terre natale, mais aussi ses voyages à Tanger, au Mexique, Acapulco.

DVD 2

Titre : Le clair de terre
Scénario : Guy Gilles
Image : Guy Gilles
Musique : Jean-Pierre Stora
Montage : Jean-Pierre Desfosse
Production : Albertine Films
Interprétation : Patrick Jouané (Pierre), Edwige Feuillère (Mme Larivière), Annie Girardot (Maria), Micheline Presle (l’antiquaire), Elina Labourdette (le guide), Carole Lange (Jeanne), Marthe Villalonga (Gaby Garcia), Lucienne Boyer (la chanteuse), Roger Hanin (le père de Pierre)

Complément DVD 2

Lettre à mon frère Guy Gilles, cinéaste trop tôt disparu – 1999 - 74 minutes
Scénario : Luc Bernard
Image : François Paumard, Eric Gerbal
Musique : Jean-Pierre Stora
Montage : Jérôme Pescayre
Production : Luc Bernard

Un très beau film hommage de Luc Bernard à son frère Guy Gilles. Une véritable plongée dans l’univers poétique et sensible du cinéaste. Mêlant habilement des photos de famille à des extraits de films et des témoignages de comédiens qui l’ont côtoyé (Juliette Gréco, Micheline Presle, Jean-Claude Brialy, Guy Bedos, Roger Hanin...), cette "lettre" posthume entrelace la vie et l’œuvre de Guy Gilles. Elle raconte l’enfance en Algérie, la montée à Paris, l’amour du cinéma ; on y retrouve en filigrane la poésie, la nostalgie et l’affection du cinéaste pour Paris.

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