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WARREN MURPHY
Romancier et scénariste
Entretien réalisé
en avril 2005
Par Thierry ATTARD
Merci à Brian MURPHY
et Xavier VARAILLON

Warren Murphy est un des plus brillants et des plus prolifiques écrivains américains. Avec Richard Sapir, il a créé L’Implacable, une série de best-sellers littéraires qui contient tout ce dont un lecteur peut rêver pour apprécier de grands moments d’aventure, d’action, d’humour et de satire sociale. En tant que scénariste il a donné à Clint Eastwood le script de La Sanction, chef d’œuvre définitif du thriller cinématographique.



Objectif Cinéma : Comment avez-vous rencontré Richard Sapir et comment est né L’Implacable ?

Warren Murphy : J’ai été journaliste et rédacteur en chef mais au début des années soixante j’oeuvrais dans la politique à la mairie de Jersey City, dans le New Jersey, comme secrétaire personnel du maire. Dick Sapir était chargé par le journal local de couvrir les activités de la mairie et c’est ainsi que nous sommes devenus amis et partenaires de bar. Nous tentions tous les deux de percer depuis longtemps dans l’écriture, mais sans succès, et après une longue nuit bien arrosée on a décidé d’écrire un livre ensemble.

C’était probablement l’idée de Dick d’écrire à propos d’un assassin utilisé par le gouvernement américain pour protéger les libertés du pays, mais c’était il y a longtemps et je n’en suis pas sûr. J’ai trouvé les noms des personnages, Remo, Chiun, la Maison de Sinanju, mais la première chose qui a surgi de tout ça c’est le titre du livre : Created, the Destroyer (en France : Implacablement Vôtre, NDLR), la paraphrase d’une citation de la Bhagavad-Gîtâ (1).

Objectif Cinéma : Richard Sapir et vous-même avez réussi à vendre Implacablement Vôtre à Pinnacle Books en 1971. La publication de L’Executeur, créé par Don Pendleton, a t’-elle eu une influence sur le lancement du personnage du point de vue de votre éditeur ?

Warren Murphy : Nous avons terminé le manuscrit le 25 juin 1963 - je me souviens bien de la date, parce que mon fils, Brian, est né ce jour-là - mais nous étions en avance sur notre temps et personne ne voulait le publier. Ce manuscrit est resté chez un agent pendant presque 8 ans jusqu’au jour où une jeune secrétaire de chez Pinnacle Books discuta avec son dentiste, un spécialiste new-yorkais dénommé Joseph Sapir, le père de Dick.

Celui-ci apprit le métier de la jeune femme, ce qu’éditait son employeur et lui dit : « Mon fils a écrit un livre de ce genre », et elle lui répondit (avec une roulette dans la bouche), « Dites lui de me l’envoyer et je le montrerais à un des responsables éditoriaux ».